<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.protestants-niederbronn.org/xml/podcast.xsl" type="text/xsl" media="screen"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.protestants-niederbronn.org/xml/podcast.css" type="text/css" media="screen"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La vie protestante</title>
  <description><![CDATA[La vie des protestants en Alsace : informations, temps forts, conférences, concerts, blogs,...
La vie de la paroisse protestante de Niederbronn-les-Bains dont le pasteur Bruno Holcroft à la charge : Activités, informations, prédications écrites et  mp3, prières, liturgies, ....]]></description>
  <link>http://www.protestants-niederbronn.org/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2012-02-06T18:02:27+01:00</dc:date>
  <geo:lat>7.6429682</geo:lat>
  <geo:long>48.9511299</geo:long>
  <itunes:explicit>no</itunes:explicit>
  <itunes:subtitle>Le fil d'info de la paroisse protestante de Niederbronn Les Bains</itunes:subtitle>
  <itunes:summary><![CDATA[La vie des protestants en Alsace : informations, temps forts, conférences, concerts, blogs,...
La vie de la paroisse protestante de Niederbronn-les-Bains dont le pasteur Bruno Holcroft à la charge : Activités, informations, prédications écrites et...]]></itunes:summary>
  <itunes:author>Bruno Holcroft</itunes:author>
  <itunes:owner>
   <itunes:email>bruno.holcroft@gmail.com</itunes:email>
   <itunes:name>Bruno Holcroft</itunes:name>
  </itunes:owner>
  <itunes:category text="Religion &amp; Spirituality" />
  <itunes:keywords>protestants, protestant, protestantisme, informations, Alsace, temps forts, conférences, concerts, blogs, prédications écrites et  mp3, prières, liturgies, </itunes:keywords>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.protestants-niederbronn.org,2012:podcast-3461075</guid>
   <title>Niederbronn Mardi 29 novembre</title>
   <pubDate>Thu, 17 Nov 2011 16:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Holcroft</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Infos, Temps forts, concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mardi 29 novembre
Veillée de l’Avent en chansons
 avec Jean-Jacques DELORME     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.protestants-niederbronn.org/photo/art/default/3461075-4981052.jpg" alt="Niederbronn Mardi 29 novembre" title="Niederbronn Mardi 29 novembre" />
     </div>
     <div>
      Pasteur de la paroisse protestante d’Oberbronn-Zinswiller, Jean-Jacques Delorme s’exprime au moyen de la chanson depuis de très nombreuses années. Avec des textes poétiques bien ciselés, des mélodies limpides que l’on aime reprendre, Jean-Jacques Delorme chante les droits de l’homme, le respect de l’environnement, la paix et la solidarité de plus en plus indispensable dans le monde du 21ème siècle devenu un village. <br />   <br />  Evoquant quelques personnages bibliques ainsi que des hommes et des femmes de foi,&nbsp; il témoigne que la Bible est certes un livre ancien, mais un livre qui aide à vivre aujourd’hui, un livre qui délivre. <br />   <br />  Auteur-compositeur de plus de soixante chansons écrites pour la célébration, la catéchèse ou la méditation, Jean-Jacques Delorme a produit plusieurs enregistrements avec le soutien de l’association œcuménique « Artgile ». Tout en assumant son ministère paroissial, il se déplace de ville en village pour chanter avec sa guitare dans telle église, dans tel temple, ou animer telle fête, tel rassemblement, partout où il est sollicité, de sorte que ses refrains sont désormais fredonnés au sein de nombreuses communautés. <br />   <br />  Jean-Jacques Delorme animera une veillée-chansons particulièrement propice pour ce temps de l’Avent, <span style="background-color:#ffff00;">Mardi 29 novembre à 19h 30</span> en l’église protestante de Niederbronn. <br />  Invitation à tous, entrée libre. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.protestants-niederbronn.org/photo/art/imagette/3461075-4981052.jpg</photo:imgsrc>
 	<enclosure url="http://www.protestants-niederbronn.org/podcast/AjIHZQU4BzIEPAMx.mp3" length="2826152" type="audio/mpeg" />
 	<itunes:explicit>no</itunes:explicit>
 	<itunes:subtitle><![CDATA[Mardi 29 novembreVeillée de l’Avent en chansons avec Jean-Jacques DELORME]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Mardi 29 novembre 
 Veillée de l’Avent en chansons 
 avec Jean-Jacques DELORME]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Bruno Holcroft</itunes:author>
 	<enclosure url="http://www.protestants-niederbronn.org/podcast/ATFVN1JvDDlWbgc0.mp3" length="2371976" type="audio/mpeg" />
   <link>http://www.protestants-niederbronn.org/Niederbronn-Mardi-29-novembre_a1287.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.protestants-niederbronn.org,2012:podcast-2692665</guid>
   <title>Un idéal incroyablement puissant !</title>
   <pubDate>Sun, 06 Mar 2011 18:12:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Holcroft</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Toutes les prédications de 2011]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Vous pouvez écouter la prédication du pasteur Bruno Holcroft dans la paroisse de Niederbronn les Bains. Elle porte sur le livre de l'Exode 3.     <div>
      Chers frères et sœurs,                 <br />                <br />nous  abordons aujourd’hui l’un des textes les plus importants de l’Ancien Testament,  le récit du buisson ardent et de la vocation de Moïse. Je prolongerai notre  méditation jusqu’au moment où Moïse demande le nom de Dieu. Aujourd’hui je  commencerai tout de suite par une tentative d’actualisation.                <br />&nbsp;                <br /><span style="font-weight: bold;">Actualisation</span>                <br />Le peuple égyptien se trouve,  comme le peuple tunisien, à une étape radicale de son histoire. Ils sont, en  quelque sorte et à leur tour, parvenus à un sommet, ils sont placés devant une  parole, devant un buisson-ardent, devant une volonté, devant la possibilité du changement  de leur destinée. Mais que dire… Quel est  ton nom, qui t’a envoyé, vers quoi suis-je orienté&nbsp;? Quel sera mon avenir,  qui sera mon guide, quelle est la promesse&nbsp;?                <br />Que direz-vous aux nations aux alentours, pourquoi  tous ces changements, pourquoi cette révolution, quel est votre objectif&nbsp;?                <br />Non, ce n’est pas de la  simple joie qui est manifestée, ni une unique protestation. Ce n’est pas  «&nbsp;une victoire&nbsp;» qui aurait comme unique sens le départ de l’un ou de  l’autre dirigeant, c’est l’attrait de la  liberté qui fait tout. Et ce qui est évident pour nous est nouveau pour eux,  ils avancent vers la démocratie, vers le choix de leur destinée, le choix de  leurs dirigeants.                <br />Ce buisson-ardent qui brûle  sans se consumer, cette lumière qui en jaillit, ce lieu saint qui mérite que  l’on meurt pour lui, cette autorité qui envoie en mission a pour nom&nbsp;: la  liberté et la démocratie.                <br />&nbsp;                <br /><span style="font-weight: bold;">Bien entendu ce n’est qu’une  comparaison, qu’une tentative d’actualisation.&nbsp;  </span>Si Moïse a été le leader du peuple, celui-ci manque encore dans ces  pays. Mais la comparaison vaut la peine d’être tentée car elle donne, me  semble-t-il, une bonne image de ce qui attire et conduit les croyants, ce qui  conduit les chrétiens. Bien entendu, la foi et la révélation de Dieu vont bien  au-delà de l’idée démocratique. Mais ce qui est frappant, c’est cette force  d’entraînement, cette dynamique qui enclenche les risques et les sacrifices. Si  l’idéal démocratique est un chemin, une évolution et suscite des vocations, il  en est bien aussi ainsi de la foi qui ouvre un chemin, qui suscite les plus  hauts sacrifices, qui captive l’intelligence et l’espérance exactement comme un  idéal le ferait quand le peuple connaît la souffrance.                <br />&nbsp;                <br /><span style="font-weight: bold;">Quand Moïse demande à Dieu de  se révéler, de donner son nom, de donner le sens, l’identité… en fait, sera-t-il  exaucé&nbsp;? </span>Le nom sera certes dit, mais même prononcé ce nom reste  mystérieux. Par défaut, les savants croyants l’ont appelé «&nbsp;Seigneur&nbsp;»,  ou encore «&nbsp;l’Eternel&nbsp;». Parfois l’on joue avec les lettres, le  fameux tétragramme, pensant qu’il s’apparentait étymologiquement au terme de  «&nbsp;vie&nbsp;». La traduction du nom est alors tentée. L’Eternel  signifierait «&nbsp; Je suis celui qui  est&nbsp;»&nbsp;;&nbsp;«&nbsp;Je suis  qui je suis&nbsp;»,&nbsp;«&nbsp;Je suis tel que je me manifesterai&nbsp;», «Je  suis tel que je serai…&nbsp;»&nbsp;<span style="text-decoration: underline;">C’est le verbe être au sein du verbe être…</span>  Il faut reconnaître que ce qui est révélé reste un mystère. La révélation du  nom n’est pas une simple lumière, la révélation est une entrée dans un mystère et c’est  peut-être mieux pour notre humilité&nbsp;car Dieu ne se possède pas&nbsp;! Nous  savons bien que le nom lui-même sera interdit de prononciation. Dieu est celui qui  entraîne et avant d’entraîner, il est celui qui sait la souffrance, celui qui  sait l’histoire, celui qui a connu ceux qui nous ont précédés. Il est le Dieu  d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.                 <br />&nbsp;                <br />Jésus, mentionnant ces  patriarches, dira plus tard que Dieu n’est pas le Dieu des morts mais le Dieu  des vivants. Ils sont vivants… Comme lorsqu’il dira son nom à Moïse nous nous disons&nbsp;quant  à nous :«&nbsp;Mais qu’est-ce que cela veut dire&nbsp;?&nbsp;» &nbsp;                <br />Constatons une nouvelle fois  que la Bible ne donne pas que des réponses ou des solutions simples. Il se  dégage d’elle cette force qui indique une hauteur, une volonté, une direction.  Qu’en sera-t-il des morts, quelle sorte de corps auront-ils&nbsp;? Paul,  l’apôtre, tentera de répondre. En fait nous n’en savons rien de ce que deviendront  les morts, mais nous avons l’affirmation de la vie.                <br />Dieu se révèle, mais il ne  révèlera pas son nom qu’il sera de toute manière interdit de prononcer. Il  indique qu’il est la réponse à une souffrance, qu’il est la réponse fidèle à  ceux qui se sont fiés à lui dans le passé. &nbsp;Il connaît dans le détail le nom des ennemis entourent  le peuple, il connaît parfaitement le lieu de la souffrance. Il est le chemin  pour sortir, il est la vérité qui fait vivre, il est la liberté à  laquelle aspire le peuple.                <br />&nbsp;                <br /><span style="font-weight: bold;">Et puis, et c’est peut-être une parole qui nous  rejoindra de plus près, vient cette interpellation que nous pouvons faire  nôtre. </span>Moïse… mais que fais-tu ici&nbsp;? Cesse de t’occuper simplement de ton épouse, de ton foyer et des  moutons de ton beau-père Jethro. J’ai un autre destin pour toi, un autre destin  pour ton peuple&nbsp;! Voici des années en arrière tu croyais qu’il suffirait  de tuer et d’enterrer un ennemi pour que se réalise une libération. Maintenant  tu vas t’avancer en mon nom…                 <br />                <br />Comment ne pas entendre dans  cet appel, notre propre appel. Pas pour que nous ayons un destin national, mais  peut-être bien pour que nous parvenions à voir plus loin que nos habitudes ou notre  cercle familial. Si c’est bien la souffrance qui a mis en route Moïse, la  souffrance qui a mis l’Eternel lui-même en mouvement, il faut se demander quel  est le cri qui monte vers le ciel aujourd’hui.                 <br />                <br />"Mais mon ami, que fais-tu ici à pousser ton  caddy&nbsp;? Mais que fais-tu ici à  regarder la télévision&nbsp;? Mais que fais-tu ici à t’occuper de tes affaires  de famille&nbsp;? Que fais-tu ici à choisir ton prochain projet ou le futur lieu  de tes vacances&nbsp;?"  <br />Qui est Dieu… il est celui qui nous sort des simples  contingences matérielles. Et si chaque vie est précieuse, toute vie, chaque  humain, est appelé à être enfant d’une lumière, artisan d’un projet qui dépasse  la banalité et les lieux communs.                <br />&nbsp;                <br />C’est la souffrance qui a décidé l’Eternel d’agir. Saurions-nous mettre des mots sur la souffrance qui  parcourt aujourd’hui nos contemporains&nbsp;? Si nous ne savons pas trouver les  mots, si nous n’avons pas compris de quoi nous souffrons aujourd’hui, il est  flagrant que du coup nous n’ayons rien à dire et qu'il est bien justifié que  les contemporains ne viennent pas ici chercher une réponse à leur souffrance,  une réponse à leur espérance.                 <br />&nbsp;                <br /><span style="font-style: italic;">L’Eternel dit&nbsp;: J’ai vu de quelle manière les Égyptiens  les oppriment… les cris des israélites sont montés jusqu’à moi… Je t’envoie  maintenant vers le Pharaon.              </span>  <br /><br style="font-style: italic;" />Le rôle de l’Église, comme  celui des chrétiens, n’est pas seulement de s’abstenir du mal, mais bien d’agir contre le mal.                <br />&nbsp;                <br />Dieu dit son nom mais reste  bien dans le mystère. Mais le mystère a sa force d’entraînement, il suscite des  hommes et des femmes, il suscite un sens plus prononcé de la justice, de la  paix. Il organise la société. Il tire le tout vers le haut. Dieu est un mystère  et cependant il est celui qui agit. Les contemporains ne viennent pas ici sans obtenir une réponse, il ne s'agit pas de se laisser émouvoir mais de nous engager dans le chemin qui nous donnera une vraie liberté.    <br />&nbsp;                <br /><span style="font-style: italic;">Je suis donc venu pour les délivrer du pouvoir des Égyptiens  et pour les conduire hors d’Égypte vers un beau pays vaste qui regorge de lait  et de miel.            </span><br style="font-style: italic;" />&nbsp;                <br /><span style="font-weight: bold;">Comment ne pas faire le  parallèle avec la promesse faite par le Christ aux chrétiens. </span>Une délivrance de  tous les ennemis, une délivrance du mal, le don de la liberté et un chemin vers  un royaume qui sera un royaume de paix, de joie, de félicité.                <br />Moïse donnera les dix  commandements et des centaines de préceptes, Jésus donnera la liberté de l’Évangile  et les béatitudes&nbsp;: En avant les  pauvres&nbsp;! Bienheureux ceux qui souffrent&nbsp;! Heureux ceux qui ont faim  et soif de justice&nbsp;! Heureux ceux qui seront appelés fils de Dieu&nbsp;!  Vous connaissez les béatitudes.                <br />&nbsp;                <br />Nous tenons aujourd’hui l’un  des ressorts essentiels de la religion. Elle est un espoir et une réponse à la  souffrance.                 <br />  Quand souffle dans l'Église un esprit de liberté et de vérité, quand une réponse est  donnée à la souffrance, quand nos propos et nos vies sont un chemin effectif  pour entrer dans la possession de l’espérance, ce lieu d’Eglise vivra.                <br />&nbsp;                <br />Voulons-nous nous engager sur  ce chemin&nbsp;? Amen, c’est vrai, nous le croyons et voulons vivre ainsi.                <br />                             
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
 	<enclosure url="http://www.protestants-niederbronn.org/podcast/BTQHYFRoBDBQZ1Bp.mp3" length="10561018" type="audio/mpeg" />
 	<itunes:explicit>no</itunes:explicit>
 	<itunes:subtitle><![CDATA[Vous pouvez écouter la prédication du pasteur Bruno Holcroft dans la paroisse de Niederbronn les Bains. Elle porte sur le livre de l'Exode 3.]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Vous pouvez écouter la prédication du pasteur Bruno Holcroft dans la paroisse de Niederbronn les Bains. Elle porte sur le livre de l'Exode 3.]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Bruno Holcroft</itunes:author>
   <link>http://www.protestants-niederbronn.org/Un-ideal-incroyablement-puissant-_a961.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.protestants-niederbronn.org,2012:podcast-2660734</guid>
   <title>Angoissé ? Toi aussi tu peux apprendre à marcher sur l'eau...</title>
   <pubDate>Tue, 01 Feb 2011 08:49:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Holcroft</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Toutes les prédications de 2011]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Matthieu 14 v 22 - 33

Vous pouvez écouter ou lire la prédication du pasteur Bruno Holcroft     <div>
      Chers frères et sœurs         <br />&nbsp;         <br />Jésus vient de marcher sur l’eau, c’est une  scène surprenante. À ce sujet je feuilletais un magazine dans le  bureau de tabac du centre-ville qui voulait annonçait-il, dénoncer,  démystifier les miracles de l’Evangile ! Jésus changeait de l’eau  en vin&nbsp;? Mais pardi, c’est parce qu’il y avait un fond dans  la jarre et que l’eau était à la surface et qu’en touillant la  &nbsp;base, le vin s’était mélangé. Il n’y avait donc pas de  miracle. Jésus marche sur l’eau, mais monsieur Schmoll – il  fallait y penser, mais c’est bien sûr… l’eau du lac était  gelée… &nbsp;Chercher des explications rationnelles aux miracles  est une fausse piste, c’est le sens des miracles qu’il faut  trouver. Chercher des pseudo-explications, c’est devenir  crétin. Cela n’a rien à voir quant au débat qu’il faut mener  entre la science et la foi, c’est tuant de bêtise.         <br /><span style="font-weight: bold;">&nbsp;</span><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">Mais revenons à Jésus qui marchait sur l’eau…</span>  C’est le sens qu’il faut trouver. Tout ce que Jésus fait est en  réalité un discours, un enseignement, une vérité enseignée.  Vouloir comprendre le miracle c’est vouloir en comprendre le sens.          <br />Oui marcher sur l’eau est extraordinaire, mais en  comprendre le sens c’est tout autre chose que de dire «&nbsp;oh&nbsp;»  ou «&nbsp;ah&nbsp;».         <br />         <br />Je commencerai par rappeler une histoire de l’ancien  testament que nous avons parcouru au catéchisme. C’est un épisode  qui nous ramène au moment où les israélites marchent dans le  désert du Sinaï et qu’ils sont attaqués par des serpents dont la  morsure était mortelle.         <br />Ils sont nombreux à mourir, c’est la panique  générale et la solution est donnée à Moïse. Faire un immense  serpent, le hisser sur une perche et tous ceux qui le regarderaient  seraient guéris et allaient donc vivre&nbsp;! L’histoire raconte  qu’effectivement ceux qui regardaient le serpent survivaient, la  crise était passée. Le tabac du centre-ville proposera sans doute  une explication décevante. Mais je n’ai pas continué à  feuilleter le magazine.         <br />         <br />Une fois de plus c’est le sens qui compte.Que dit cette histoire&nbsp;de serpents ? Les israélites  avaient quitté l’Egypte et le serpent était probablement le  symbole du pouvoir qu’ils avaient quitté. Le serpent était  l’uræus posé sur la tête du pharaon. Le pouvoir du pharaon qui  blesse et qui tue, c’est exactement ce qu’ils avaient vécu en  Egypte.          <br />Dans leur traversée du désert les israélites  n’avaient pas devant eux un parcours facile, certains regrettaient  leur départ tant la nourriture était rare, la nature hostile, le  voyage long et pénible. D’aucuns voulaient revenir en Egypte.  C’était insultant pour la liberté vers laquelle ils allaient. Les  serpents rappelaient la mort qui fonçait sur eux quand ils étaient  esclaves, les serpents rappelaient que l’absence de courage et de  persévérance allait être catastrophique. Moïse fait donc ce  serpent géant… et il me semble entendre&nbsp;: «&nbsp;Tu as  peur des serpents&nbsp;?&nbsp;» «&nbsp;Tu es rattrapé par le  passé&nbsp;?&nbsp;» «&nbsp;Et bien je vais faire un serpent encore  plus grand, un gigantesque&nbsp;serpent ! Tu fuis devant l’ombre  d’un serpent, tu paniques devant la mort, et bien je te demande de  regarder ce qui te panique. Cesse de fuir, fais face, regarde le mal,  comprends le passé que tu quittes et tu guériras. Relève la tête,  regarde ce que tu crains, et le mal s’enfuira.&nbsp;»  Ceux qui vont s’arrêter et regarder l’image même du mal vont  guérir.         <br />Quel enseignement pour nous et pour tout ce que nous  craignons. La solution n’est pas de fuir, oui le mal est réel, la  solution est de regarder le mal, d’y faire face, de ne pas le  laisser nous paralyser et de nous jeter dans la panique. C’est  alors que nous guérissons.         <br />&nbsp;         <br />-----------------         <br />&nbsp;         <br /><span style="font-weight: bold;">Mais nous, que craignons-nous&nbsp;? </span>L’actualité  de la semaine nous place devant deux immenses angoisses. Les  députés ont examiné une loi relative à l<span style="font-weight: bold;">’euthanasie.</span> Là  encore c’est non seulement la peine, mais presque la panique. Ce  sont des domaines qui font vraiment peur, les situations de fin de  vie sont pour le moins pénibles et parfois absolument dramatiques.  Que faut-il faire&nbsp;? La tentation est là aussi de fuir, de  tourner le dos, de refuser d’en parler, de se contenter de dire que  telle ou telle situation ne devrait pas exister. A suivre les  émissions sur nos médias ou à accumuler vos témoignages le stress  monte très vite. Ce sont les médecins qui doivent s’en occuper,  non une équipe, non la famille, non le malade lui-même. Et Dieu  dans tout ça&nbsp;? Faut-il une loi&nbsp;? Etc. Etc.         <br />Comme la semaine dernière le but ici n’est pas de  donner facilement tort ou raison à quelqu’un mais d’accepter de  nous arrêter et de faire face au mal, au problème, et de regarder  en face ce qu’on peut faire, de chercher ensemble ce que l’on  doit faire. Le progrès, la recherche d’une solution, demande à ce  qu’on accepte de regarder ce qui fait si peur, ce qui est si  douloureux.         <br />&nbsp;         <br /><span style="font-weight: bold;">Abordons à présent Jésus marchant sur les  eaux. </span>Nous avons ce dialogue avec Pierre.  Pierre sort à son tour de la barque, il marche… non il s’enfonce  car il commence à douter. Mais le Christ le secourt en lui tendant  la main, il le rejoint, il est sain et sauf.         <br />&nbsp;         <br />Je vous propose à nouveau de comprendre ce texte à  partir de nos angoisses et des solutions qui s’offrent à nous.         <br />Les israélites n’étaient pas un peuple marin.  Pour eux la mer et le fond de la mer sont peuplés de monstres. L’eau  et la mer sont symboles d’angoisses. La mer, justement, ce n’est  pas la terre ferme. La mer c’est l’insécurité de la météo,  les tempêtes, ce sont aussi les profondeurs des abîmes dans lequel  s’enfoncent les morts.         <br />Et justement Jésus marche dessus&nbsp;! Devant eux  les angoisses les plus profondes. Mais Jésus domine même le monde  des morts, même la nature, la nature hostile, et toute la création.  Avec Jésus le chemin existe non seulement pour traverser l’existence  mais même pour sortir de l’abri dans lequel nous nous sentions un  petit peu en sécurité.         <br />Les disciples avaient poussé des cris d’effroi.  C’est un fantôme&nbsp;! C’est comme certaines personnes qui  ouvrent leur esprit au paranormal, elles sombrent loin du fondement  rationnel et scientifique. Ils s’enfoncent dans un monde de peur,  ils perdent pied, déjà les vents sont contraires, l’eau se jette  contre eux.          <br />         <br />La peur est trop souvent mauvaise conseillère. Il  fallait parvenir à regarder le serpent, il fallait également oser  quitter le navire et, comme Pierre, comprendre que dans tout ce qui  arrive il n’y a pas de lieu dans lequel le Christ ne serait pas.  Nous ne sommes jamais seuls. Il n’y a pas de lieu dans lequel le  Christ ne serait pas.         <br />&nbsp;         <br /><span style="font-weight: bold;">Prenons une nouvelle image.  </span>On dit parfois que la barque dans laquelle se trouvent les croyants  est une figure de l’Eglise. Dans l’Eglise il y aurait la  sécurité, hors de l’Eglise se déchaineraient les tempêtes. Dans  l’Eglise c’est la paix et la fraternité. Hors de l’Eglise  c’est le règne du mal, des monstres, des dangers, on s’y  enfonce, on s’y perd, on s’y noie. Bien entendu l’Eglise peut  symboliser la paix et le monde est trop souvent le lieu où se  déchaine le mal. Mais l’enseignement du jour veut souligner le  besoin de courage, le besoin de ne pas se détourner, le courage de  sortir, de faire face aux peurs connues comme aux peurs les plus  sourdes, ces peurs tapies dans l’inconscient de chacun.          <br /><span style="text-decoration: underline;">Nous sommes aujourd’hui invités à sortir. </span>De  quoi&nbsp;faut-il sortir,&nbsp; me direz-vous&nbsp;? Non de nos  convictions, ni de notre assurance, ni de l’histoire, ni de la  fidélité mais sans doute de l’idée qu’il suffit d’attendre  pour que les choses se passent… L’idée qu’après tout  c’est normal d’avoir des peurs et au fond il suffit d’attendre  que ça se calme…         <br />- De quoi faut-il sortir, que faut-il  quitter&nbsp;?          <br />Peut-être de l’idée que  les gens savent bien qu’il y a une Eglise et qu’au fond ils n’ont  qu’à venir.          <br />- Autre chose&nbsp;? Oui  quitter peut-être l’idée qu’on pourrait vivre l’Eglise sans  que le Christ ne soit à bord&nbsp;!          <br />&nbsp;Sommes-nous une communauté laissant passer l’orage&nbsp;?         <br />Quand on parle de religion est-ce une réalité  effrayante, fantomatique ?         <br />         <br />Et quand le Christ s’approche, n’est-il pas vrai  que nous pouvons avoir du mal à le reconnaître&nbsp;? Nous le  prenons pour une mauvaise influence du monde&nbsp;! C’est un  fantôme, c’est anormal, c’est dangereux, ce n’est pas comme  autrefois. Mais tout devient clair quand le Christ se met à parler.  Regarder n’apporte pas la certitude, c’est la parole qui donne le  sens. Croire sans comprendre, sans le sens, sans la relation, sans le  dialogue, mène à la confusion absolue. Le pas de la foi est tenté  à partir d’une parole qui m’est adressée.          <br />         <br />La vie chrétienne est, à mon sens, très  éloignée de la vie pépère, la sérénité de la foi n’enlève  pas dimension d’aventure de la foi.          <br /><span style="color: rgb(255, 0, 0);">Comme Dieu, il faut aimer  le monde. Allons partout, le Christ nous précède toujours.</span>         <br />&nbsp;         <br /><span style="font-weight: bold;">Prenons une dernière image de quelque chose qui  nous fait peur&nbsp;: la délinquance&nbsp;</span>!Facile de commenter ce qu’on entend à la télé.  Peut-être avons-nous quelque témoignage à apporter justifiant la  sévérité, les craintes et les précautions. Ce qui est prôné  n’est pas la naïveté par rapport au mal, mais le courage de  regarder, de se lever et d’oser marcher sur l’eau.  Qu’oserions-nous organiser pour aider les parents qui ont tant de  mal à éduquer leurs enfants&nbsp;? A quel groupe, quelles actions,  quelles associations, pourrions-nous nous joindre afin d’aider à  ce que le monde vive moins mal&nbsp;?         <br />&nbsp;         <br />Les disciples dans leur barque hurlaient d’effroi.  Mais le mouvement qui va les sauver est le fait de lever la tête et  le but étant vu, compris, ils pouvaient quitter leur lieu et aller -  même jusqu’à marcher sur l’eau -&nbsp; vers le Christ qui les  encourage. Pourquoi as-tu douté&nbsp;? Sitôt que le Christ est  invité, rejoint, le calme se fait. Il est avec nous, tous les jours,  jusqu’à la fin du monde.          <br />&nbsp;         <br />Frères et sœurs, c’est à nous de répondre,  vivrons-nous ainsi&nbsp;?        <br />        <br />Amen c’est vrai nous le croyons et voulons vivre  ainsi.         <br />         <br />         <br />                 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
 	<enclosure url="http://www.protestants-niederbronn.org/podcast/U2JUMwA0VW1RYVBo.mp3" length="14030915" type="audio/mpeg" />
 	<itunes:explicit>no</itunes:explicit>
 	<itunes:subtitle><![CDATA[Matthieu 14 v 22 - 33Vous pouvez écouter ou lire la prédication du pasteur Bruno Holcroft]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Matthieu 14 v 22 - 33 
  
 Vous pouvez écouter ou lire la prédication du pasteur Bruno Holcroft]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Bruno Holcroft</itunes:author>
   <link>http://www.protestants-niederbronn.org/Angoisse-Toi-aussi-tu-peux-apprendre-a-marcher-sur-l-eau_a948.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.protestants-niederbronn.org,2012:podcast-2650708</guid>
   <title>Conférences: Jean Calvin, l'économie et les finances</title>
   <pubDate>Thu, 27 Jan 2011 17:24:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Holcroft</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Conférences MP3]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
 	<enclosure url="http://www.protestants-niederbronn.org/podcast/UWBSNAc6UWkNO1Bo.mp3" length="51638361" type="audio/mpeg" />
 	<itunes:explicit>no</itunes:explicit>
 	<itunes:subtitle><![CDATA[]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Bruno Holcroft</itunes:author>
   <link>http://www.protestants-niederbronn.org/Conferences-Jean-Calvin-l-economie-et-les-finances_a939.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.protestants-niederbronn.org,2012:podcast-2619979</guid>
   <title>Dirigeants, parents, responsables... : Cherchons l'inspiration la plus authentique</title>
   <pubDate>Thu, 27 Jan 2011 09:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Holcroft</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Toutes les prédications de 2011]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Vous pouvez écouter ou lire cette prédication du pasteur Bruno Holcroft

Exode 33
Le Seigneur s'entretient avec Moïse
 
12Moïse dit au Seigneur : « Écoute, Seigneur ! Tu m'as ordonné de conduire ce peuple, mais tu ne m'as pas indiqué qui tu veux envoyer pour m'aider. Pourtant tu m'as choisi spécialement et tu m'accordes ta faveur, c'est toi qui l'as affirmé. 13Eh bien, puisque j'ai ta faveur, fais-moi connaître tes intentions. Ainsi je te connaîtrai vraiment et je bénéficierai pleinement de ta faveur. N'oublie pas que ce peuple, c'est le tien. »
 
14Le Seigneur lui répondit : « Je viendrai en personne ! Tu n'auras pas à t'inquiéter. »
 
15Moïse reprit : « Si tu renonçais à venir en personne avec nous, ne nous ordonne pas de partir d'ici. 16En effet, si tu ne nous accompagnes pas, comment pourra-t-on savoir que tu nous accordes ta faveur, à ton peuple et à moi ? Seule ta présence peut nous distinguer des autres peuples de la terre. »
 
17Le Seigneur répondit à Moïse : « Je réaliserai cela même que tu viens de dire. Je t'accorde ma faveur, car c'est bien toi que j'ai choisi. »
 
18Moïse lui demanda : « Permets-moi de contempler ta gloire. »
 
19Le Seigneur dit alors : « Je vais passer devant toi en te montrant toute ma bonté et en proclamant mon nom : “Le Seigneur.” J'aurai pitié de qui je veux avoir pitié et j'aurai compassion de qui je veux avoir compassion.
20Cependant, ajouta-t-il, tu ne pourras pas me contempler de face, car aucun être humain ne peut me voir de face et rester en vie. 21Il y a ici, tout près de moi, un emplacement, un rocher, où tu te tiendras. 22Quand je passerai en manifestant ma gloire, je te cacherai dans un creux du rocher en te couvrant de ma main, jusqu'à ce que je sois passé. 23Ensuite, je retirerai ma main et tu pourras me voir de dos, puisque l'on ne doit pas me voir de face. »
     <div>
      &nbsp;Chers frères et sœurs <br />&nbsp; <br />Nous assistons, par le texte du jour, à un étonnant face à face, à un dialogue qui nous place au cœur des énormes questions que se posait Moïse. <br />C’est tout d’abord en une proximité incroyable que nous place la prière. Quel dialogue, quel questionnement, quelles réponses ! <br />Ce texte peut nous rappeler que prier ce n’est pas seulement parler, mais c’est aussi dialoguer. Moïse rappelle l’histoire, les événements, les engagements passés. Il rappelle ce que Dieu n’a pas encore fait. Il tutoie Dieu. Il le pousse à être logique, à aller plus loin, à assumer ce qu’il a dit, à assumer ce qu’il dit être ! <br />Quelle prière redoutable ! <br />Et Dieu rassure, il confirme les promesses passées, il redit accorder sa faveur. <br />Mais cela ne suffit pas à Moïse, il veut voir, voir la gloire, voir la réalité de Dieu. <br />Se tenir devant une lumière, se tenir devant une voix ne lui suffit pas ! <br />« Permets-moi de contempler ta gloire … » <br />Et Dieu dit : <br />&nbsp; <br />…Je passerai, je te couvrirai de ma main, tu pourras me voir de dos… <br />… aucun être humain ne peut me voir de face et rester en vie… <br />&nbsp; <br />Le texte s’arrête brutalement à cet endroit. <br />&nbsp; <br />Moïse, un chef, un libérateur, un intermédiaire, un dirigeant au plus haut niveau, un sauveur, un initiateur, avait besoin d’une nouvelle vision de Dieu pour poursuivre son travail de chef. <br />Un chef doit avoir une vision et une vision renouvelée du chemin qu’il faut prendre. Que nous soyons chef d’entreprise, père ou mère de famille, ou conseiller presbytéral, etc, nous avons besoin d’avoir une vision sur laquelle s’appuieront nos efforts. <br />Sans vision nous nous égarons, l’un nous dira d’aller dans un sens, l’autre dans un autre. Un peu de hasard, un peu de nécessité, un peu d’entêtement ou au contraire un peu de laisser aller et la vie se déroule tout de même. On peut le voir comme ça, on peut aussi le voir autrement…&nbsp; Le voisin m’a dit que… et il parait aussi que… <br />Un chef ne dirige pas de cette manière, il lui faut chercher au fond de lui-même la vision, le cap, l’énergie pour accepter ce qui sera en fait difficile à réaliser. Cette vision le nourrira et c’est cette même vision qu’il donnera au peuple. <br />La tâche est difficile… <br />&nbsp; <br />Moïse va être partiellement exaucé. Il verra Dieu, mais de derrière. <br />&nbsp; <br />Dans le monde, l’actualité du moment nous amène en Tunisie. Nous sommes tous stupéfaits de voir comment en un mois une situation qui semblait stable et très ferme se trouve défaite. Un seul homme s’immole par le feu, un petit commerçant, et c’est l’événement déclencheur de tant de problèmes qui couvaient. Un seul mois après et le gouvernement, tout comme le chef de l’Etat, sont chassés par le peuple… L’avenir nous dira ce qu’il en sera mais constatons qu’il est toujours difficile de diriger un peuple que ce soit dans le cadre d’une démocratie ou d’un régime autoritaire, voire même dictatorial. <br />&nbsp; <br />Malheur au dirigeant qui ne comprend plus le peuple, malheur au dirigeant qui s’enivre du pouvoir en oubliant ses vraies responsabilités. Malheur aussi au dirigeant qui dans un souci de plaire ne prendrait pas les mesures nécessaires, mais malheur à ceux qui acceptent que le peuple danse autour du veau d’or… <br />&nbsp; <br />Moïse était un bon chef, même si aujourd’hui ce mode de direction est dépassé. Il était un bon chef parce qu’il cherchait à vérifier la direction qu’il prenait, qu’il avait besoin d’être rassuré, d’être accompagné. Il savait sa responsabilité, l’interdiction qui lui était faite de se tromper. Moïse était un bon chef parce qu’il savait qu’il pouvait se tromper. Il savait ne pas être un surhomme. <br />&nbsp; <br />Diriger un peuple, nous pensons aussi à l’Eglise, au mouvement œcuménique en cette période de prière pour l’unité de tous les chrétiens. Là encore il faut une inspiration, il faut une vision. Quelle est cette vision ? Est-elle claire, est-elle forte, est-elle inspirée d’en-haut&nbsp; ? <br />&nbsp; <br />Nous ne sommes pas des dirigeants, mais nous avons tous des personnes dont nous nous savons responsables. Quelle est la compréhension de notre responsabilité ? Que mettrons-nous en jeu ? Jusqu’où serons-nous d’accord d’aller ? Où s’arrête notre responsabilité ? <br />Même sans être Moïse, être un homme, être chrétien, nous fait nous poser les questions fondamentales. <br />&nbsp; <br />Moïse cherchait son inspiration la plus profonde en Dieu. Son aventure fut une aventure militaire, politique et religieuse. Ceci ne plaide pas pour que chez nous&nbsp; « des religieux » dirigent le pays, mais pour que les responsables cherchent au plus haut et au plus profond, la direction et la persévérance. <br />&nbsp; <br />Terminons par cette image si surprenante de la gloire de Dieu qui passe devant un homme. <br />Moïse, mais c’est aussi vrai pour nous, ne peut voir Dieu que de dos… il est bien possible que nous aussi nous doutions dans nos choix, nous cherchions un chemin. Ne pas se tromper… est-ce le chemin du bonheur, de la vérité, de la justice pour moi et les autres ? Ne pouvoir voir Dieu que de dos, je comprends que c’est l’histoire et le temps qui donneront l’éclairage nécessaire. C’est le chemin parcouru qui nous permet de savoir que nous ne nous sommes pas trompés. En attendant il faut garder le cap, chercher l’inspiration, bâtir patiemment. <br />&nbsp; <br />Au mieux, nous ne pouvons voir Dieu que de dos… Nous ne pouvons pas voir Dieu et vivre. C’est là une limite que nous devons tous recevoir dans nos vies, nos objectifs, nos combats. <br />« Dieu ne se montre pas », cela reste vrai, et surtout cela reste bon. Quand un humain croit avoir tout compris de Dieu, il devient fou, c’est un dictateur. Quand on ne cherche, plus son chemin, on est sûr de l’avoir perdu ! Voilà la vérité ! <br />Si Dieu ne se montre pas, si on n’en comprend qu’une partie, c’est une garantie de liberté de pensée. L’homme reste libre de croire ou de ne pas croire. <br />&nbsp; <br />Le théologien Paul Tillich écrivait « Rien ne caractérise autant notre vie religieuse que ces images de Dieu fabriquées par nous. <br />Je pense au théologien qui n'attend pas Dieu parce qu'il le possède enfermé dans une construction doctrinale. <br />Je pense à l'étudiant en théologie qui n'attend pas Dieu parce qu'il le possède dans un manuel. <br />Je pense à l'homme d'Eglise qui n'attend pas Dieu parce qu'il le possède enfermé dans une institution. <br />Je pense au fidèle qui n'attend pas Dieu parce qu'il le possède enfermé dans sa propre expérience. <br />&nbsp; <br />Il n'est pas facile de supporter cette non-possession de Dieu, cette attente de Dieu... <br />&nbsp; <br />Il n'est pas facile de prêcher Dieu à des enfants et à des païens, à des sceptiques et à des athées, et de leur expliquer en même temps que nous ne possédons pas Dieu, mais que nous l'attendons. <br />&nbsp; <br />Je suis convaincu que la résistance au christianisme vient pour une grande part de ce que les chrétiens, ouvertement ou non, élèvent la prétention de posséder Dieu et d'avoir ainsi perdu l'élément de l'attente. Nous sommes plus forts quand nous attendons que quand nous possédons ».&nbsp; <br />Voilà pour la citation de Paul Tillich. <br />&nbsp; <br />Terminons : <br />Le récit d’Exode 33 n’a pas de suite. Le récit n’a pas de suite si ce n’est par la vie du peuple, par son histoire. A ce stade Moïse avait été excédé, violent. Il refera les tables de la loi, les dix commandements qui venaient d’être brisées. En d’autres passages l’Eternel, le Seigneur, passera devant lui et proclamera son nom. Puis le visage de Moïse va resplendir de la gloire de Dieu. Cela nous rappelle que l’Ecriture qui nous a été donnée n’est pas un simple livre, c’est la parole de Dieu qui y brille en toute éternité. <br />Le Christ qui nous a été donné, il n’est pas un simple homme, mais c’est bien la lumière qui est venue briller dans les ténèbres. <br />Que Dieu se manifeste dans le feu, le tremblement de terre ou en son fils, nous gardons notre liberté et notre finitude. <br />&nbsp; <br />Je ne peux pas voir Dieu et vivre… <br />Je ne peux que vivre qu’en regardant Dieu, en recevant tout ce qu’il nous révèle en son fils Jésus-Christ. <br />&nbsp; <br />J’entends aujourd’hui et pour toujours la gloire de son nom, elle passe devant nous et je le supplie de nous mettre à l’abri. <br />Oui qu’il pose sur nous sa main et que notre sécurité soit l’immensité de sa bénédiction. <br />&nbsp; <br />Seigneur, <br />Ne nous laisse jamais oublier <br />que Tu parles aussi quand Tu te tais. <br />Donne-nous d'avoir confiance, <br />Quand nous attendons Ta venue <br />Que Tu Te tais par amour <br />Comme Tu parles par amour. <br />Que Tu te taises ou que Tu parles, <br />Tu es toujours le même Père, <br />Le même coeur paternel, <br />Que Tu nous guides par Ta voix <br />Ou que Tu nous élèves par Ton silence <br />&nbsp; <br />(S. Kierkegaard) <br />&nbsp; <br />Frères et sœurs, est-ce notre prière ? Voulons-nous vivre ainsi ? Amen c’est vrai, nous le croyons et voulons vivre ainsi . <br />&nbsp; <br />&nbsp; <br />&nbsp; 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
 	<enclosure url="http://www.protestants-niederbronn.org/podcast/ADEGYFRpAzcDOgMy.mp3" length="11607588" type="audio/mpeg" />
 	<itunes:explicit>no</itunes:explicit>
 	<itunes:subtitle><![CDATA[Vous pouvez écouter ou lire cette prédication du pasteur Bruno HolcroftExode 33Le Seigneur s'entretient avec Moïse 12Moïse dit au Seigneur : « Écoute, Seigneur ! Tu m'as ordonné de conduire ce peuple, mais tu ne m'as pas indiqué qui tu veux envoye...]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Vous pouvez écouter ou lire cette prédication du pasteur Bruno Holcroft 
  
 Exode 33 
 Le Seigneur s'entretient avec Moïse 
  
 12Moïse dit au Seigneur : « Écoute, Seigneur ! Tu m'as ordonné de conduire ce peuple, mais tu ne m'as pas indiqué qui tu veux envoyer pour m'aider. Pourtant tu m'as choisi spécialement et tu m'accordes ta faveur, c'est toi qui l'as affirmé. 13Eh bien, puisque j'ai ta faveur, fais-moi connaître tes intentions. Ainsi je te connaîtrai vraiment et je bénéficierai pleinement de ta faveur. N'oublie pas que ce peuple, c'est le tien. » 
  
 14Le Seigneur lui répondit : « Je viendrai en personne ! Tu n'auras pas à t'inquiéter. » 
  
 15Moïse reprit : « Si tu renonçais à venir en personne avec nous, ne nous ordonne pas de partir d'ici. 16En effet, si tu ne nous accompagnes pas, comment pourra-t-on savoir que tu nous accordes ta faveur, à ton peuple et à moi ? Seule ta présence peut nous distinguer des autres peuples de la terre. » 
  
 17Le Seigneur répondit à Moïse : « Je réaliserai cela même que tu viens de dire. Je t'accorde ma faveur, car c'est bien toi que j'ai choisi. » 
  
 18Moïse lui demanda : « Permets-moi de contempler ta gloire. » 
  
 19Le Seigneur dit alors : « Je vais passer devant toi en te montrant toute ma bonté et en proclamant mon nom : “Le Seigneur.” J'aurai pitié de qui je veux avoir pitié et j'aurai compassion de qui je veux avoir compassion. 
 20Cependant, ajouta-t-il, tu ne pourras pas me contempler de face, car aucun être humain ne peut me voir de face et rester en vie. 21Il y a ici, tout près de moi, un emplacement, un rocher, où tu te tiendras. 22Quand je passerai en manifestant ma gloire, je te cacherai dans un creux du rocher en te couvrant de ma main, jusqu'à ce que je sois passé. 23Ensuite, je retirerai ma main et tu pourras me voir de dos, puisque l'on ne doit pas me voir de face. »]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Bruno Holcroft</itunes:author>
   <link>http://www.protestants-niederbronn.org/Dirigeants-parents-responsables-Cherchons-l-inspiration-la-plus-authentique_a913.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.protestants-niederbronn.org,2012:podcast-2646423</guid>
   <title>Détresse devant les souffrances</title>
   <pubDate>Wed, 26 Jan 2011 09:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Holcroft</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Toutes les prédications de 2011]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Vous pouvez écouter ou lire cette prédication du pasteur Bruno Holcroft

Jean 4 v 46 - 54     <div>
      Chers frères et sœurs      <br />&nbsp;      <br />Nous venons  d’entendre un récit de guérison, et ce récit ne nous surprend  pas beaucoup. Un ministre vient auprès de Jésus lui demander son  aide afin que son fils malade soit guéri. Le fils va bien être  guéri. Fin du récit. Ce n’est qu’en creusant que l’on  rencontre l’étonnement et la puissance de ce récit.      <br />&nbsp;      <br />Tout d’abord constatons que c’est un étranger et  de plus un représentant de la puissance occupante qui vient voir  Jésus. C’est une liberté étonnante car les religions pensent  souvent que c’est un peuple ou une catégorie de la population qui  aura accès à Dieu. Ici le païen a accès au Christ. Tout&nbsp;  homme a accès au Christ.       <br />&nbsp;      <br />L’étonnement vient encore du fait que le malade se  retrouve guéri du fait d’une simple parole et d’une simple  confiance. Jésus n’agit pas comme il l’a fait dans d’autres  situations&nbsp;: imposer les mains, rencontrer le malade, mettre de  la salive sur les yeux, etc. Il dit une simple parole et le père le  croit.&nbsp;Il part et en arrivant vérifie que c’est bien au  moment même où Jésus prononce la parole que le malade est soulagé.  Lui et sa famille deviennent croyants. C’est la puissance de la  parole qui surprend.      <br />&nbsp;      <br />L’étonnement viendra peut-être aussi de la  réponse donnée par Jésus, la réponse donnée avant qu’il ne  mette en œuvre sa puissance de guérison. «&nbsp;Si je ne fais  pas des miracles vous ne me croirez pas…&nbsp;» C’est le  malentendu persistant. Les malades viennent pour être guéris, les  malades vont à Lourdes ou chez tel prédicateur dont ils pensent  qu’il a un pouvoir de guérison. Les malades ne sont pas des  auditeurs prêts à entendre des discours, ce sont des personnes  ayant une souffrance. C’est ce qui fait mal qui  les pousse, qui les met en mouvement. Jésus semble indiquer que  son rôle le plus important n’est pas dans l’aide miraculeuse  qu’il peut effectivement apporter, mais dans ce qu’il vient  révéler de la vérité de Dieu. Jésus vient avec des paroles,  avec un discours, avec une profondeur qu’on n’atteint pas en  restant au seul niveau du signe. C’est un peu comme le catéchisme  que l’on enseigne. Le but n’est pas de faire réciter ou même  participer à un culte, c’est de transmettre ce qui en fait n’est  pas transmissible mais que tous les croyants ont expérimenté. Le  plus important n’est pas à la surface mais dans la profondeur.      <br />&nbsp;      <br />----------------------------      <br />&nbsp;      <br />Je voudrais d’abord vous dire ce qu’il est normal  et bienvenu de faire. Tout  simplement dire que nous pouvons venir au Christ et lui dire  l’angoisse qui s’empare de nous quand  quelqu’un que nous aimons est en danger.      <br />Evoquer ici, c’est le texte du jour qui l’indique,  un enfant en danger de mort, c’est évoquer l'une des plus grandes  angoisses dont nous pouvons être saisis. Il ne s’agit pas d’une  maladie où la patience suffirait, à laquelle nous pourrions nous  habituer. Il ne s’agit pas d’un souhait, d’un désir de mieux  être, de bonheur, voir de réussite pour quelqu’un. Il s’agit  d’un enfant, son enfant qui risque de mourir. Là on ne  plaisante plus, on sort de la philosophie religieuse, on sort de  l’histoire du protestantisme ou de la connaissance biblique  générale. C’est le danger, c’est l’angoisse qui va tout  emporter avec elle.      <br />     <br />Chers paroissiens en vous parlant ainsi ce n’est  pas à l’un ou l’autre paroissien dont je citerai l’angoisse,  mais je pense tout simplement à mes parents et tout particulièrement  à ma mère quand on lui annonça l’accident qui allait coûter la  vie à mon frère. Ce deuil là ils ne le feront jamais. On peut  reconstruire une maison, rebâtir une carrière, recommencer sa vie  de couple, mais faire le deuil d’un enfant est terriblement  difficile. Envisager la mort de son enfant – qui n’a pas les  larmes aux yeux&nbsp;? – L’envie de crier&nbsp;: «&nbsp;Tout  mais pas ça&nbsp;!&nbsp;» La terre se dérobe, la vie devient  insupportable.       <br />Dans ce récit biblique ce n’est pas une maman qui  vient auprès de Jésus, c’est le père, un haut fonctionnaire. Il  n’était plus un haut fonctionnaire, il était un homme dans une  profonde détresse. Il ne sait que si peu de Jésus si ce n’est  qu’il avait changé l’eau en vin à Cana&nbsp;! Il croit savoir  qu’il est un guérisseur, qu’il aurait un «&nbsp;don&nbsp;»  pour guérir les gens. Alors saisit de cette angoisse, sans doute  aussi rempli de l’angoisse de sa femme, il va trouver Jésus. Pas  de discours, il ne sait peut-être pas prier, mais peu importe son  statut de ministre, il est un homme qui tremble devant la perspective  de la mort de son fils. «&nbsp;Viens&nbsp;», dit-il. «&nbsp;Viens&nbsp;»,  insiste-t-il. Jésus se contente de parler, il lui dit simplement que  son fils est guéri et le ministre s’en va, malgré cette angoisse.  Il a fait ce qu’il pouvait faire, maintenant ce n’était plus  entre ses mains.      <br />     <br />A-t-il confiance&nbsp;? Oui il croit en ce qu’a  dit Jésus. Et sitôt qu’il rencontre le lendemain ses serviteurs  il vérifie bien que c’est au moment même que Jésus parlait que  la fièvre quitta son fils.      <br />&nbsp;      <br /><span style="font-weight: bold;">Arrivé à ce point de ma  réflexion je cherchais ce que ce récit de guérison pouvait avoir  en commun avec notre actualité. </span>Oui dans nos  détresses nous pouvons venir au Christ et lui demander son aide dans  tant de domaines dans lesquels nous percevons des dangers, le besoin  de protection, le besoin de direction. Et quand l’angoisse est  grande nous pouvons, nous aussi, nous approcher pour prier et  recevoir son aide.  Tout ne nous est pas accordé, mais sa présence  à nos côtés nous est toujours donnée. Et si Dieu parle  aujourd’hui il faut tout simplement rappeler que nous avons une  Bible et qu’il faut la sillonner, l’interroger, la travailler, la  prier. C’est par elle que nous pouvons avoir une relation avec  Dieu, c’est ici que le Saint Esprit, l’Esprit qui habitait en  Jésus parle.      <br />&nbsp;      <br /><span style="font-weight: bold;">Mais je cherche toujours  une articulation avec l’actualité. </span>Ce  récit nous fait sonder une grande détresse, celle du père, celle  des parents. A ouvrir les journaux de cette semaine nous sommes  confrontés là aussi à d’immenses détresses. En premier cette  détresse de cet étudiant tunisien, qui avait réussi des études  supérieures, qui avait, pour &nbsp;survivre,  un tout petit commerce ambulant de fruits et légumes. On lui  confisque sa modeste charrette. C’est rien du tout, pour lui  c’était son seul tout petit gagne pain. Il préfère s’immoler  par le feu. Nous connaissons la suite de cette histoire, le pays tout  entier se soulève à cause de cette injustice et de cet acte de  désespoir. Le pays se soulève parce que beaucoup se sont reconnus  dans cette même misère. Tous se sont reconnus dans cette détresse,  tous ont dit «&nbsp;Nous n’avons plus peur&nbsp;». Tous ont dit  «&nbsp;il faut que cela change&nbsp;». Le fond avait été touché.      <br />     <br />Le ministre de la Bible avait quitté sa fierté et  s’était lui-même déplacé pour son fils. Sans autre préparatif  il est allé car il était dans la détresse. Jésus lui a répondu.      <br />     <br /><span style="font-weight: bold;">C’est cet appel de la détresse qu’il me  semble entendre à travers différentes situations. </span>Celle  des Tunisiens d’abord, et puis cette immolation par le feu s’est  étendue à d’autres&nbsp; situations, en Egypte, en Algérie, en  France. Bien entendu tout n’est pas superposable, mais ce sont  toujours des situations de détresse auxquelles l’on ne voit pas  d’issue.      <br />Jésus a accueilli  la détresse du père et de la famille. Il a trouvé les mots, il a  trouvé la solution et la confiance fut rétablie, la vie devint à  nouveau possible.      <br />&nbsp;      <br /><span style="font-weight: bold;">Comment la détresse est-elle prise en compte dans  notre pays&nbsp;?</span> Quand elle existe elle doit  pouvoir s’exprimer. A la situation de détresse il faut pouvoir  répondre. Et c’est à l’Etat de répondre aux enjeux nationaux.  Ce n’est plus une question de majorité politique, d’opinion,  d’opposition, ce sont des détresses qu’il faut prendre en  compte.      <br />&nbsp;      <br />Une autre situation de détresse. <span style="font-weight: bold;">L’avortement.</span>J’en discutais avec ma femme, points de vue masculin  et féminin se rencontraient, se distinguaient, se rejoignaient, etc.  On discute, on discute, … mais là où l’accord s’est fait,  c’est quand il est apparu que ce sont bien des situations de  détresse et qu’il faut réponde à une situation de détresse.  Il  faut apporter une aide, faire la morale est insuffisant. Il faut une  véritable prise en compte de la détresse&nbsp;! On peut discuter de  bien des aspects, étudier la question par des approches différentes.  A la lumière du récit du jour, il faut dire que c’est la  détresse qui doit être prise en compte. En  France, ai-je entendu cette semaine, 3000 femmes vont avorter à  l’étranger ne trouvant pas d’hôpitaux dans les environs, ou les  délais légaux autorisant l’avortement risquant d’être  dépassés. Il ne faut pas simplifier le débat, mais prendre en  compte les vraies situations de détresse.      <br />&nbsp;      <br />Nous avons aussi eu un débat national concernant <span style="font-weight: bold;"> les Roms.</span>Bien entendu chacun aura son analyse et son opinion.  Mais si nombre de Français et les Eglises ont réagi c’est bien à  cause de cet aspect. Il y a là des situations de détresses et les  expulsions ne pouvaient pas ne pas prendre en compte des situations  de détresse. Il me semble que nous tenons là une explication à la  réaction qui a parcouru jusqu’à l’Europe.      <br />&nbsp;      <br />Terminons par <span style="font-weight: bold;">le chômage</span>.Quelques statistiques&nbsp;: Près des ¾ des jeunes  Français ont un niveau bac, un baccalauréat ou un niveau supérieur.  8 à 9 % des jeunes Français ont du mal à lire et à écrire.  Pourtant le chômage les atteint le plus. Ce sont les jeunes qui sont  le plus touchés par le chômage et il faut absolument leur donner un  travail, leur permettre d’être dans la vie et non rejeté dès  leurs études ou leur absence d’étude. Peu importe qu’une bonne  politique soit mise en œuvre par un parti de droite ou de gauche&nbsp;;  il y a là une détresse.  Il faut qu’elle soit prise en compte car là encore l’absence de  réponse pousse ou à la mort ou à la révolte.       <br />&nbsp;      <br />-------------------------------------      <br />Frères et sœurs ce récit de guérison nous aura  menés auprès de parents saisis d’angoisse, il nous aura conforté  dans notre démarche : oui nous pouvons nous approcher de Jésus et  trouver auprès de lui une réponse, une aide, un accompagnement. La  vraie religion c’est trouver cette proximité de Dieu par le  Christ.      <br />Le récit du jour nous aura également permis de  considérer les situations auxquelles des jeunes sont soumis, à  l’étranger comme en France. Le débat ne tourne pas autour des  éternelles disputes entre une majorité et une opposition, mais  autour de la prise en compte réelle des situations de détresse. Ne  pas y répondre c’est pousser aux actes désespérés ou à la  révolte. Y répondre, c’est permettre la vie, le retour à la vie.        <br />&nbsp;      <br />Frères et sœurs, nous voulons croire et travailler  afin que la société soit de plus en plus humaine. La prise en  compte de la détresse est bien l’un des ressorts essentiels qui  permet la vie. Voulons-nous agir dans ce sens&nbsp;?      <br />&nbsp;      <br />Amen, c’est vrai, nous le croyons et voulons vivre  ainsi.      <br />&nbsp;      <br />      <br />      <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
 	<enclosure url="http://www.protestants-niederbronn.org/podcast/UWAAZgQ5AjQCOgc+.mp3" length="14406243" type="audio/mpeg" />
 	<itunes:explicit>no</itunes:explicit>
 	<itunes:subtitle><![CDATA[Vous pouvez écouter ou lire cette prédication du pasteur Bruno HolcroftJean 4 v 46 - 54]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Vous pouvez écouter ou lire cette prédication du pasteur Bruno Holcroft 
  
 Jean 4 v 46 - 54]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Bruno Holcroft</itunes:author>
   <link>http://www.protestants-niederbronn.org/Detresse-devant-les-souffrances_a937.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.protestants-niederbronn.org,2012:podcast-2524385</guid>
   <title>Le corps souffre</title>
   <pubDate>Fri, 03 Dec 2010 20:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Holcroft</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications 2010]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Romains 8



La gloire à venir
18 J'estime qu'il n'y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire à venir qui sera révélée pour nous. 19 Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu.
20 Car la création a été soumise à la vanité — non de son gré, mais à cause de celui qui l'y a soumise — 21 avec une espérance : cette même création sera libérée de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu.
22 Or, nous savons que, jusqu'à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l'enfantement.
23 Bien plus : nous aussi, qui avons les prémices de l'Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l'adoption, la rédemption de notre corps. 24 Car c'est en espérance que nous avons été sauvés.
Or, l'espérance qu'on voit n'est plus espérance : ce qu'on voit, peut-on l'espérer encore ? 25 Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l'attendons avec persévérance.

     <div>
      L'Église  a son rythme qui lui est propre et nous sommes aujourd'hui à l'avant  dernier dimanche du calendrier de l'Eglise. Cette fin d'année correspond à la thématique de toutes les fins, la fin  du monde, la fin des temps, le jugement dernier. Ce qui est  particulièrement évoqué aujourd'hui c'est une attente qui nous  habite tous. Nous l'avons dit en introduction à notre culte, nous  attendons depuis des générations et même depuis des millénaires.  Nous attendons «&nbsp;<span style="font-style: italic;">le  jour où le ciel vient rejoindre la terre, que l'éternité  investisse le temps présent. Nous attendons avec les foules immenses  que disparaissent souffrances et maux, deuils et pleurs, la violence  et tous les combats. Nous voudrions qu'à la place viennent la paix  et la justice.&nbsp;</span>»          <br />       <br />Nous  comprenons fort bien de quelle attente, de quelle espérance il  s'agit. Ce qui peut par contre surprendre, c'est le fait que Paul  exprime que nous ne sommes pas les seuls à attendre, mais  que la création entière attend, avec soupirs, avec souffrance. Elle  aussi attend la fin, elle aussi attend le jugement dernier afin que  l'histoire de la chute, du péché, de la mort, soit dépassée. Elle  attend le rétablissement de tout ce qui était à l'origine. Comment  décrire ce qui vient vers nous ? Tout comme dans la dimension de la  mort, nous sommes sur un seuil que nous ne pouvons pas  dépasser. Qu'est-ce à dire que de retrouver la création telle  qu'elle était sans le péché, sans la vanité, sans la violence,  sans la mort ? Nous avons quelques généralités, quelques  intuitions. Ensuite il faudra s'arrêter de peur de dire des bêtises.  Ce que nous pouvons retenir, et c'est ce qui est frappant, c'est que  le salut de Dieu veut tout englober. Le corps, l'esprit, les  sentiments, la volonté, l'histoire et les civilisations. Tout est  entraîné à la suite du Christ. Le Salut n'est pas partiel, il veut  comporter tout ce qui fait la vie.          <br />  <br />C'est  d'ailleurs également pour cette raison que nous confessons que les  morts, les corps, ressusciteront. Cela ne signifie pas un  bouleversement dans les cimetières au jour de la résurrection, cela  signifie que puisque le salut est total,  tout notre être, aussi  le corps, sera au  bénéfice du salut que Dieu a préparé. Le corps, dans une  perspective biblique, n'est pas qu'une enveloppe, c'est nous, c'est  une partie importante de notre identité. L'affirmation de la  résurrection des morts, c'est l'affirmation de la globalité, de la  totalité, de l'unité de nos vies. Exister, exister en-dehors de  notre corps, nous ne savons pas ce que cela veut dire. Au jour de la  résurrection nous serons entiers, nous viendrons avec tout ce qui a  fait notre vie, nous nous tiendrons avec tout ce que nous avons été.          <br />   <br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">Prenons le  temps de parler de la souffrance   </span>       <br />Paul  aborde dans cet extrait la souffrance du corps. Le monde entier  connaît la finitude, la corruption, la mort. Un ami disait :&nbsp;«&nbsp;Quand  on est jeune, l'esprit commande et le corps obéit. Quand on est  vieux, le corps commande et l'on suit...&nbsp;» Durant des  siècles, face à la souffrance des malades, la médecine ne pouvait  souvent rien faire, par ailleurs, plus récemment, la souffrance  n'était pas vraiment prise en compte. Ne parlent bien de la  souffrance que ceux qui ont vraiment souffert et si nous ne sommes  pas nous-mêmes livrant ce combat, nous sommes à tour de rôle  devant la souffrance de quelqu'un que nous aimons. L'homme est un  apprenti, la douleur est son maître... écrivait  Alfred de Musset. L'apôtre Paul dont nous lisons un écrit,  était lui-même souffrant dans son corps, il souffrait beaucoup des  yeux.           <br />Le  corps peut aussi souffrir à cause de la persécution.  Souvenons-nous des persécutions dont les chrétiens sont victime en  Irak. Pressions, intimidations, insultes, exclusions, menaces,  attentats, bombes, mises à sac, mitraillages... Le corps souffre et  ce n'est pas second. Je vous suggère aussi de relire l'éditorial  qui est sur le site internet de la paroisse, un éditorial de Jacques  Julliard reprenant le sujet de la persécution des chrétiens. Cet  éditorial commence ainsi :<span style="font-style: italic;"> Le christianisme est devenu, de loin,  la religion la plus persécutée.&nbsp; Mais l'Occident fait  l'autruche.         </span>  <br />  <br />Le  corps fait souffrir... ce n'est pas seulement la maladie et les  différents maux s'y rattachant auxquels l'apôtre fait allusion.  Il est également question des limites de ce corps, il est question  de tout ce que nous voudrions être à même de vivre et que nous ne  pouvons réaliser que bien partiellement à cause de ce que nous  impose le corps. C'est une nouvelle fois la question du péché qui  est évoquée. Paul le dira si bien : je fais ce que je ne veux pas,           <br />          <br />   <span style="text-decoration: underline;">Romains 7   </span>       <br /><span style="font-style: italic;">15  Je ne comprends pas ce que je fais&nbsp;: car je ne fais pas ce que  je voudrais faire, mais je fais ce que je déteste. 16 Je fais  précisément ce que je ne veux pas. … </span><br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;">21  Je découvre donc ce principe&nbsp;: moi qui veux faire le bien, je  suis seulement capable de faire le mal. 22 Au fond de moi-même, je  prends plaisir à la loi de Dieu. 23 Mais je trouve dans mon être  une autre loi qui combat contre celle qu'approuve mon intelligence. 4  Malheureux que je suis&nbsp;! Qui me délivrera <span style="text-decoration: underline;">de ce corps</span> qui  m'entraîne à la mort&nbsp;?    </span>       <br /><br style="font-style: italic;" />Vivre  nous impose des limites. Vivre nous impose de ne pas nous raconter  des histoires. La vérité sur nous-mêmes nous impose de reconnaître  que nous n'expérimentons qu'une partie du salut et que la lutte  continue. Seule la fin des temps nous apportera une libération  totale, et ce n'est qu'une libération partielle que nous vivons  aujourd'hui. Le baptême l'exprime totalement, il dit ce mouvement,  ce lien avec le Christ. Nous nous attachons à lui dans la vie, dans  la mort, dans la résurrection. C'est  en sa mort que nous avons été baptisés. «&nbsp;Nous  avons été baptisés un jour et c'est pour toujours, nous avons été  baptisés un jour et c'est à vivre tous les jours&nbsp;».          <br />De  nombreux saints ont tenté de dépasser ce qui est de l'ordre de la  chair, du corps.  Avec plus ou moins de succès. Mais dans tous les  cas le salut complet ne  sera donné que plus tard, au jour de la résurrection, au jour du  jugement. C'est à ce moment-là que le corps, la bataille entre le  corps et l'esprit ne sera plus livrée. C'est la perspective d'une  victoire totale et définitive qui s'ouvre devant nous.          <br />------------          <br /><span style="font-weight: bold;">Par contre, ce  qui nous est totalement donné</span>, c'est cette assurance que nous sommes  aimés de Dieu. C'est aussi la ferme volonté d'agir contre toutes  les souffrances. La souffrance n'apporte rien, nous n'avons rien à  expier, elle ne nous rapproche pas de Dieu. C'est Dieu qui s'est  approché de nous en Jésus-Christ et nous n'avons rien à ajouter.           <br />Nous  sommes aimés de Dieu. Aucune faute ne sera retenue pour qui se  confiera au Christ. Nous expérimentons une aide, une présence, une  forme d'exaucement, une certaine victoire qui rend d'ores et déjà  le monde habitable et plus fraternel.           <br />       <br />L'enseignement de  l'histoire et des civilisations vient nous enlever toute illusion.  Tout n'ira pas de mieux en mieux en ligne droite, le monde est  marqué, habité par des forces qui ne seront totalement vaincues  qu'à la fin, au jour de la révélation des fils de Dieu. Il n'est  pas du tout évident qu'une ère de prospérité et de bonheur  s'ouvre à nous. Nous sommes marqués par la crise, par les crises et  les risques potentiels qui se sont tellement développés. Alors que  faire ? Les versets suivants la péricope du jour l'indiquent. Priez,  priez avec l'aide de l'Esprit saint. Prier et manifester aujourd'hui  que nous sommes des fils de Dieu. Et gardez aussi confiance car d'une  manière mystérieuse une promesse est faite : «&nbsp;Nous  savons que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu,  de ceux qui sont appelés selon son dessein&nbsp;».  … Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?&nbsp;»				          <br />          <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
 	<enclosure url="http://www.protestants-niederbronn.org/podcast/AzIDYlRoBTYMPQQy.mp3" length="11083467" type="audio/mpeg" />
 	<itunes:explicit>no</itunes:explicit>
 	<itunes:subtitle><![CDATA[Romains 8La gloire à venir18 J'estime qu'il n'y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire à venir qui sera révélée pour nous. 19 Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu.2...]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Romains 8 
  
  
  
 La gloire à venir 
 18 J'estime qu'il n'y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire à venir qui sera révélée pour nous. 19 Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. 
 20 Car la création a été soumise à la vanité — non de son gré, mais à cause de celui qui l'y a soumise — 21 avec une espérance : cette même création sera libérée de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu. 
 22 Or, nous savons que, jusqu'à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l'enfantement. 
 23 Bien plus : nous aussi, qui avons les prémices de l'Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l'adoption, la rédemption de notre corps. 24 Car c'est en espérance que nous avons été sauvés. 
 Or, l'espérance qu'on voit n'est plus espérance : ce qu'on voit, peut-on l'espérer encore ? 25 Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l'attendons avec persévérance.]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Bruno Holcroft</itunes:author>
   <link>http://www.protestants-niederbronn.org/Le-corps-souffre_a860.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.protestants-niederbronn.org,2012:podcast-2521967</guid>
   <title>Anniversaire de baptême : la prédication est en ligne</title>
   <pubDate>Fri, 03 Dec 2010 11:32:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Holcroft</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications 2010]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une parole aux enfants qui viennent d'assister à un baptême     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.protestants-niederbronn.org/photo/art/default/2521967-3552564.jpg" alt="Anniversaire de baptême : la prédication est en ligne" title="Anniversaire de baptême : la prédication est en ligne" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-weight: bold;">Une  clé !</span>                 <br />                 <br />                 <br />Dans  quelques minutes vous en aurez besoin&nbsp;: de la clé de la maison  ou des clés de voiture ! Certains la portent autour du cou. Les plus  petits parmi nous aiment bien jouer avec les clés au désespoir de  papa et maman ! La clé donne un pouvoir, avoir une clé c'est être  grand, je peux ouvrir, je peux fermer, c'est moi qui commande !                 <br />Une  clé c'est tellement important que parfois l'on vérifie ! Dans votre  poche ou dans votre sac à main, vérifiez que la clé est bien  là&nbsp;!				                       <br />                 <br />                 <br /><span style="font-weight: bold;">Mais  nous pouvons perdre la clé !</span>                 <br />Quand  la clé est perdue nous faisons nos poches et  nous connaissons tous  ce moment où nous avons perdu notre clé. Nous cherchons a des  endroits logiques, et puis n'importe où ! Les parents viennent  parfois vous demander&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Qui as pris la clé&nbsp;?&nbsp;»  Et nous faisons le chemin inverse pour nous rappeler de l’endroit  où cette clé peut bien se trouver. Que faire si la clé est perdu,  pire encore si quelqu’un l’a volée&nbsp;? Quel soulagement  lorsque la clé est enfin trouvée.                 <br />Mais  parfois je mets ma clé dans un endroit secret.  Je sais bien où elle est planquée, pour le moment je n’en ai pas  besoin, mais je suis rassuré car je sais où je peux la trouver.                   <br />Dans la paroisse, il y a beaucoup de personnes qui ont des lieux  secrets pour leur clé. Pour permettre aux autres membres de la  famille de rentrer dans la maison. Une clé pour les urgences. Il  arrive parfois qu’une telle clé est oubliée - mais oui j'avais  trouvé une meilleure cachette... c'était où déjà ? Il faut  creuser dans sa mémoire pour la retrouver.                 <br />                 <br />                 <br />La  clé je m'en sers tous les jours, je peux l'égarer et même la  placer en un endroit très secret. Aujourd’hui nous fêtons votre  anniversaire  de baptême, le baptême est une  clé. Dieu vous le redit aujourd’hui. «&nbsp; Je  t’ai appelé par ton nom, tu comptes beaucoup à mes yeux, tu es  précieux pour moi et je t’aime&nbsp;».                   <br />                 <br /><span style="font-weight: bold;">Se  servir de la clé tous les jours, l'égarer, la mettre en un endroit  secret...</span>                 <br />                 <br />Cette clé,  ce baptême, veut vous dire que la porte de Dieu vous est toujours  accessible. Vous en avez la clé ! Au moment du baptême Dieu a  ouvert tout grand cette porte, il a ouvert la porte parce que j'ai  prononcé un nom : «&nbsp;Jésus&nbsp;». Par le baptême vous êtes  devenus ses enfants. Vous aussi vous pouvez prononcer son nom, vous  faites partie de la famille de Dieu.                  <br />                 <br /><span style="font-weight: bold;">Nous  pouvons prononcer le nom de Jésus tous les jours... </span>mais aussi  l'égarer, le placer dans un endroit tellement secret qu'on ne le  retrouve qu'avec beaucoup d'efforts... !                 <br />Comme dans  nos grandes maisons, certaines pièces, certains placards sont  secrets, des pièces sont moins visitées, des placards fermés à  clé. Oui des mois et même des années peuvent s'écouler...                 <br />C'est  un hasard, - mais y a-t-il des hasards ?- un événement qui nous  fait rouvrir ce que nous avions fermé.                 <br />Essayez  à nouveau la clé ! Enfoncez-là dans la serrure, tournez !  Prononcez le nom : «&nbsp;Jésus !&nbsp;». La serrure n'a  pas été changée et Dieu se réjouit lorsque vous venez dans sa  maison.                  <br />                 <br />Entrer  dans une Eglise c'est tourner la clé, c'est entrer et découvrir  qu'en poussant la porte, une grande maison s'offre à nous. Et,  surprise, cette maison est habitée, que d'amis, et même que de  frères !                  <br />                 <br />Bruno Holcroft à partir d'un texte du pasteur Betty Schaeffer                 <br />                 <br />                 <br />                 <br />                 <br />                 <br /> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une parole pour les adultes</b></div>
     <div>
      Jérémie 23                <br />Les  mauvais dirigeants et le roi sauveur                <br />                <br /><span style="font-style: italic;">1 «&nbsp;Quel malheur&nbsp;! dit le  Seigneur. Les dirigeants de mon peuple sont de mauvais bergers, qui  laissent mon troupeau dépérir et s'égarer.&nbsp;» 2  Voici donc ce que déclare le Seigneur, le Dieu d'Israël, au  sujet de ces bergers&nbsp;: «&nbsp;Vous avez laissé mon troupeau  s'égarer et se disperser. Vous ne vous êtes pas occupés de lui. Eh  bien, moi, je vais m'occuper de vous et de vos agissements, dit le  Seigneur&nbsp;!</span><br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;">3  «&nbsp;Je vais rassembler moi-même les survivants de mon  troupeau, dans tous les pays où je les ai dispersés. Je les  ramènerai à leur pâturage, où ils pourront prospérer et se  multiplier. 4 Je mettrai à leur tête  de vrais bergers, grâce auxquels ils n'auront plus ni peur ni  frayeur. Aucun d'eux ne manquera plus à l'appel&nbsp;z  , dit le Seigneur.&nbsp;»</span><br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;">5  «&nbsp;Le jour vient, dit le Seigneur,</span><br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;">où je ferai  naître</span><br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;">un vrai descendant de David&nbsp;a  .</span><br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;">Il sera un roi compétent,</span><br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;">il agira dans le pays</span><br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;">selon le  droit et l'ordre que je veux. 6 Quand il  régnera, Juda sera libéré,</span><br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;">Israël vivra tranquille.</span><br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;">Voici  le nom qu'on lui donnera&nbsp;:</span><br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;">«Le Seigneur est notre salut»&nbsp;b  .</span><br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;">7  «&nbsp;Oui, le jour vient, dit le Seigneur, où l'on prêtera  serment, non plus en déclarant «Je le jure par le Seigneur vivant,  qui a retiré d'Égypte les Israélites...», 8  mais «Je le jure par le Seigneur vivant, qui a retiré la  race d'Israël des pays du nord, et de toutes les régions où il  l'avait dispersée, pour qu'elle vive à nouveau dans sa patrie&nbsp;c  &nbsp;!»&nbsp;»</span><br style="font-style: italic;" />-----------------------<br style="font-style: italic;" />                <br /> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
                   <br />Chers  frères et soeurs, chers parents et catéchumènes               <br />               <br />               <br />Nous    avons été amusés et impressionnés quand les enfants ont reconn<span style="color: rgb(0, 0, 0);">u  la   voix de leurs parents. <span style="background-color: rgb(255, 255, 153);">[C'est une courte animation qui s'est déroulée dans l'église. Les enfants tournaient le dos à leurs parents et devaient reconnaitre leur voix. A tour de rôle les parents disaient :"Bonjour mon chéri, bonjour toi que j'aime ! Les enfants levaient la main quand ils pensaient reconnaître la voix du parent]</span> Ici nous sommes dans le calme d'un culte,  mais   en vérité tout au long des jours nous ne vivons pas dans un  désert   auditif, tellement de voix s'adressent à nous et toutes ne  nous veulent   pas du bien</span>. Imaginez que «&nbsp;ça bavarde sur tous  les bancs&nbsp;». Les   enfants n'auraient pas reconnu la voix des  parents.               <br />Le  défi que   nous avons à relever est bien d'entendre la voix, cette  voix qui nous   pousse vers le bien. A nous de discerner, entre toutes,  la voix que   nous savons être celle du père ou de la mère.               <br />A  quoi sert la   religion ? A entendre l'appel de la bonté, la voix  qui nous pousse vers   le Bien. Elle donne de la profondeur à nos  vies. Elle permet de   trouver le chemin qui nous permettra à nous,  nos enfants et nos   contemporains, à aller vers l'intime et le  secret. La religion, la foi,   c'est l'inverse de la superficialité.  La Bible décrit l'homme comme   étant perdu, ayant perdu le chemin  qui lui permet d'aller vers cette   bonté.               <br />Le  philosophe Paul Ricoeur écrit : «  ce qu’on appelle   généralement la religion a à faire avec la  bonté. (…) aussi radical que   soit le mal, il n’est pas aussi  profond que la bonté. Et si la   religion, les religions, ont un sens,  c’est de libérer  le fond de   bonté des hommes,  d’aller le chercher là où il est complètement enfoui   ».               <br />               <br />               <br />Dans  le texte du jour nous avons cette vive   protestation du prophète  Jérémie. «&nbsp;Les dirigeants sont de mauvais   bergers&nbsp;!&nbsp;»  Il était facile d'établir un parallèle entre la   responsabilité du  berger et la responsabilité du  roi. A lui aussi de   veiller à la cohésion, à la  justice, à la paix et la sécurité.               <br />               <br />               <br />Mais    le roi n'est pas le seul personnage visé. Les responsables  religieux   l'étaient aussi car la religion perdait de sa  profondeur, de son   authenticité. Une religion peut effectivement  s'égarer et la tâche des   réformateurs, des prophètes, fut de  faire revenir la religion à une   pureté et vérité. Ce qui n'est  pas un retour à un intégrisme ! mais le   retour à ce que nous  sentons bien spontanément ce qu'une religion   devrait être : bonté,  générosité, vérité, partage.		                 <br />               <br />               <br />Ce    peuple, au moment de cet écrit, était en exil à Babylone, en Irak.  Le   prophète leur annonce qu'il vont pouvoir rentrer au pays et  qu'ils   auront un roi compétent, un descendant du roi David. L'Eglise  lit en   cette parole, l'annonce de la venue de Jésus. C'est lui qui  va être le   bon berger, réunir les croyants déboussolés, et dire  la vérité qui   poussera l'homme vers la bonté. S'il y a une voix à  entendre de la   manière la plus sûre, c'est la sienne. Dans  l'Église, ce qui est visé,   c'est bien que cette voix là commande  tout ce qui se passe et inspire   toute nos initiatives.               <br />-------               <br />               <br />               <br />Terminons  par un court mot aux parents, parrains, marraines.               <br />Nos    enfants ne  doivent pas seulement ressembler à ce que les jeunes   pensent  aujourd'hui. Ne serait-il pas meilleur de faire bénéficier à   notre  enfant de notre éducation ? Et eux avec nous, n'aurions-nous pas    grand, très grand intérêt à laisser agir Dieu en nous ? Devenir  plus   libres et accepter d'être poussés vers la bonté ?               <br />				                      <br />Posons-nous    la question :&nbsp;«&nbsp;Qui éduque nos enfants ?&nbsp;»&nbsp;L'école  me direz-vous ?   Mais également les médias, le quartier, l'ambiance  du siècle, les   exemples sportifs, les petites et grandes vedettes.  C'est ce qui passe   par les yeux, par les oreilles et entre les mains  qui éduque. Et chaque   jeune risque d'exploser quand il est soumis à  ces multiples pressions.   C'est dire à quel point il a besoin de  vous, à quel point chacun a   besoin de la parole de Dieu.               <br />C'est  redire la tâche des parents et   de tous les éducateurs. Il faut  donner un sens à ce qui risque de   n'être qu'une dispersion, et de  la profondeur à ce qui risque de n'être   que l'écume superficiel. A  nous de donner l'exemple en résistant au   baratin des pubs, aux  mouvements des foules et aux désirs créés de   toute pièce afin  d'être de plus grands consommateurs. A nous d'aider à   donner à  rééquilibrer toutes ces influences, et de donner aux vies qui   nous  sont confiées, sens et profondeur.               <br />		                          <br />Un    adolescent de notre époque croit beaucoup trop que ce qui compte  c'est   l'objet, la technologie, le loisir, la vitesse, l'empire des  sens, etc.   Il donne beaucoup trop d'importance à la consommation. Le  respect de   chacun et la dimension spirituelle de l'homme lui  échappent parfois   totalement. Un  enfant ou un adolescent peuvent se perdre sur ce   chemin-là.               <br />  Les  	repères bougent , ce n'est pas grave, mais il   faut que les repères  	s'assemblent pour former un véritable projet de   vie.               <br />  Il  	n'est pas grave non plus qu'une génération en remplace   une autre,  	ce qui est grave c'est quand une génération ne trouve pas    	l'orientation vers la vie et la profondeur.               <br />               <br />               <br />A  quoi   sert la religion ? Si l'on compare la religion à une voiture,  un   ordinateur, un objet... la religion ne sert à rien. La  religion sert à   ne pas se tromper dans ses orientations les plus  profondes. La religion   sert à être vrai, à vivre plus  librement. L'homme s'élève quand il   accepte de progresser en  profondeur. Ici nul n'est le maître, c'est   Jésus-Christ qui est la  voix qui montre le chemin.               <br />               <br />               <br />Frères  et soeurs, c'est à nous de répondre, vivrons-nous ainsi ?               <br />Amen,  c'est vrai, nous le croyons et voulons vivre ainsi.               <br />               <br />               <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.protestants-niederbronn.org/photo/art/imagette/2521967-3552564.jpg</photo:imgsrc>
 	<enclosure url="http://www.protestants-niederbronn.org/podcast/ATAAYVRoUmMCNgUw.mp3" length="7627363" type="audio/mpeg" />
 	<itunes:explicit>no</itunes:explicit>
 	<itunes:subtitle><![CDATA[Une parole aux enfants qui viennent d'assister à un baptême]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Une parole aux enfants qui viennent d'assister à un baptême]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Bruno Holcroft</itunes:author>
   <link>http://www.protestants-niederbronn.org/Anniversaire-de-bapteme-la-predication-est-en-ligne_a856.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.protestants-niederbronn.org,2012:podcast-2495775</guid>
   <title>Nous nous souvenons aujourd'hui de nos défunts</title>
   <pubDate>Thu, 02 Dec 2010 20:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Holcroft</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prédications 2010]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Apocalypse 21 v 1 -7     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.protestants-niederbronn.org/photo/art/default/2495775-3510976.jpg" alt="Nous nous souvenons aujourd'hui de nos défunts" title="Nous nous souvenons aujourd'hui de nos défunts" />
     </div>
     <div>
      Je vis  une nouvelle terre... et c'est la description d'un lieu idyllique qui  suit. Une nouvelle terre, un nouveau ciel, aussi une nouvelle  Jérusalem... Et enfin l'annonce solennelle : « &lt;<span style="font-style: italic;">Plus de larme, plus  de douleur, et même plus de mort</span>&nbsp;».                 <br />Tout  cela n'est pas annoncé de manière indistincte, le message est  éminemment spirituel, c'est parce que Dieu sera au milieu d'eux que  tout cela s'accomplira.                 <br />                 <br />      <span style="font-style: italic;">"Quiconque aura remporté  la victoire recevra de moi ce don ; je serai son Dieu, et il sera mon  fils.</span>      "           <br />                 <br />Le livre de l'Apocalypse  n'est pas un livre facile et pour le comprendre nous avons besoin  d'aide.                 <br />Il y est question de soif  et d'une eau vive, l'eau  de la vie. Il est question de la lutte contre le mal sous toutes ses  formes.                 <br />La  Bible ne décrit pas seulement un avenir radieux vers lequel iront  les croyants. Elle s'adresse à tous ceux qui ont soif. C'est cette soif  de Dieu qui nous rend uniques, précieux, et véritablement humains.  Vivre sans Dieu correspond à une sécheresse, vivre avec Dieu à de  l'eau jaillissante. Ceux qui écrivent ces lignes sont dans un pays  qui connaît la rareté de l'eau. En Israël, au Moyen-Orient un  paradis est toujours décrit comme étant un lieu où coulent des  sources. Et quant à nous nous savons bien combien la vie est  inhumaine et hostile quand Dieu est rejeté dans les tréfonds des  choses facultatives.                 <br />								            <br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">Parlons  en premier de Dieu et de la souffrance</span>                 <br />                 <br />Le  Christ lui-même a eu une vie difficile, sa vie fut un combat et  lui-même fut tenté de renoncer devant la violence des tortures qui  l'attendraient s'il continuait sur ce chemin. Jésus a donné de  nombreuses preuves comme quoi la volonté du Père était que les  hommes retrouvent la santé, qu'ils retrouvent également une place  au sein de la société. Par-delà ces preuves de bonté, ce qu'il  affrontait était le combat contre le mal qu'il a accepté de mener  jusqu'au-delà des limites de ses forces, puisqu'il en est mort.                  <br />Dieu  le Père a-t-il regardé son Fils – Jésus – mourir en acceptant  sa mort comme une sorte de compensation pour le mal que faisait  l'humanité ? Je vous propose une autre compréhension de la mort de  Jésus. Dieu le Père a vécu la mort de son Fils comme le vivent  tout père et toute mère qui se tiennent au chevet d'un enfant  mourant; il vit lui-même une mort. Il en est déchiré, il est  entraîné lui-même dans la mort. <span style="font-style: italic;">Dieu a tant aimé le monde  qu'il a donné son Fils unique </span>!           <br />                 <br />       Quand  nos coeurs chavirent parce que nous avons trop mal, quand nous nous  noyons dans le désespoir, quand nous cherchons simplement des forces  pour faire ce qu'il y a à faire jour après jour, nous n'avons  certes pas l'explication du pourquoi de la souffrance, mais nous  savons que Dieu lui-même est descendu dans cet enfer où tout est  insupportable.                 <br />Les  artistes catholiques ont souvent peint ou sculpté la vierge Marie  tenant dans ses bras le corps sans vie de son fils. Ces piétas sont  toutes émouvantes. Croyants ou incroyants, quand nous sommes amenés  à tenir dans nos bras les corps sans vie de ceux que nous aimons,  nous sommes broyés. Ces heures sont si difficiles.                 <br />Nous  sommes parfois interpellés par les non-croyants disant que si Dieu  existait il interviendrait et empêcherait la souffrance, l'injustice  et tout le reste... Mais Dieu a tellement aimé le monde qu'il a  donné son fils, il n'a reculé devant rien, il a accepté ce  sort si cruel car il fallait aller au fond du gouffre, pour ouvrir le  gouffre.							                      <br />Pas  de statut privilégié pour Jésus mais son statut fut justement  d'aimer sans limite, d'être totalement comme nous et de nous montrer  qu'il y a un chemin, une espérance, un salut.                 <br />                 <br />       Le  monde à venir viendra, avec cette description entendue lors de la  lecture du livre de l'Apocalype, mais le monde à venir a déjà  commencé à grandir au milieu de nous.                 <br /><span style="font-weight: bold;">L'apôtre  Paul le disait et nous l'avons médité ces derniers dimanches, nous  sommes en train d'être sauvés et la création entière souffre,  soupire, espère. Ensemble nous vivons comme les douleurs d'un  enfantement.       </span><br style="font-weight: bold;" />-----------                 <br />                 <br /><span style="font-weight: bold;">Après  avoir parlé de Dieu et abordé la question de sa souffrance à lui,  abordons la question de nos propres souffrances.</span><br style="font-weight: bold;" />                 <br />   Tous  les humains sont placés devant la dureté de la vie. Tant d'humains  sont livrés à des forces destructrices qui provoquent des angoisses  et des souffrances des plus profondes. En ce moment c'est le choléra  qui sévit à Haïti. Ce sont les chrétiens qui sont persécutés en  Irak. C'est l'Afrique et ses famines, c'est le Soudan et la division  à venir du pays. Ce sont les luttes économiques entre les pays du  monde, c'est la lutte pour l'eau, c'est la lutte pour les énergies.  Nous sommes bien loin d'un monde dans lequel le progrès serait comme  un printemps faisant advenir et éclore une multitude de promesses.                 <br />                 <br />Et  parce que nous sommes tout simplement des hommes et des femmes, nous  sommes confrontés aux échecs, aux injustices et à la mort de ceux  que nous aimons. Comme il est difficile d'accepter la mort de ceux  qui nous aimons. Vide, solitude, souffrances... C'est exactement là  que nous comprenons ce que la télévision, la consommation, les  loisirs ou le travail ne donnent pas. Ils ne peuvent pas le donner.  Nous sommes tous placés devant notre finitude, nous devons affronter  la mort des aimés et notre propre mort. Là l'écume de la  vie ne suffit plus. Remplir son temps d'activités, de loisirs et de  nécessités ne suffit plus. <span style="background-color: rgb(255, 204, 255);">C'est là qu'apparaissent les  vraies questions, les questions d'hommes, les questions de toute  l'humanité. Ce qui fait de nous des hommes ? C'est quand nous nous  interrogeons face à la mort.       </span>          <br />Seule l'humanité est capable de  réfléchir à la mort. Et c'est en acceptant de s'arrêter, en  acceptant d'y réfléchir et d'apporter des réponses, que notre vie  prend un tout autre sens. Apporter les réponses justes, c'est  commencer à vivre autrement, c'est commencer à vivre vraiment. Pas  d'obsession de la mort, mais c'est la fin d'un déni, c'est cesser de  fuir les grandes questions exigeant une réponse.                 <br />                 <br /><span style="font-weight: bold;">Vivre  en tant que chrétien c'est affronter la question du mal et de la  mort. 			          </span>          <br />Etre  membre d'une Eglise ne nous fait pas pénétrer dans un domaine  préservé. Les chrétiens sont des hommes comme les autres, et  surtout de ceux qui acceptent de poser les questions les plus  fondamentales. Les chrétiens sont de ceux qui, à la suite de Jésus,  entrent dans le combat contre le mal. Et c'est dans cette lutte  qu'ils peuvent compter sur l'aide de Dieu.                 <br />                 <br />Peut-être  faut-il le redire, le Christ est venu de Dieu pour entrer totalement  dans la vie de ce monde. Dieu lui-même a tant aimé le monde...  qu'il a quitté toute sécurité, toute hauteur, toute splendeur pour  devenir totalement ce que nous sommes. Jésus, en venant sur la terre,  n'a pas créé une communauté de personnes s'éloignant du monde,  mais une Eglise voulant, au milieu du mal, malgré le mal, contre le  mal, placer une réalité qui ne ressemble pas du tout à la vie de  ce monde. C'est au sein du combat qu'il plante l'étendard de la  résurrection et de l'espérance.                 <br />Le  parcours de Jésus n'a pas été une parole, un signe, un discours,  il est venu en allant de la vie à la mort et de la mort à la  résurrection. C'est ce parcours qui s'ouvre pour nous dès le moment  de notre baptême.                 <br />                 <br />          <br /> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
         La vie n'est pas un rêve et je voudrais dire à  ceux qui ont perdu un   être aimé durant cette année, qu'ils ont  bien fait de porter leur   proche dans la prière, dans l'affection,  dans l'amitié.                 <br />Je   voudrais dire à ceux qui pleurent  qu'ils ont bien fait de donner de   leur temps, de leur amitié, de  leur patience, de leur force.                <br />Je   voudrais dire à ceux qui espèrent qu'ils ont  raison d'espérer. Le   corps a parfois beaucoup souffert, l'être aimé  a parfois été défiguré   par la maladie, parfois nos amis n'ont  plus été que l'ombre d'eux-mêmes   et nous avons été meurtris pour  eux. Nous avons été, nous aussi, écrasés   par la dureté de la  maladie et minés par le fait qu'à la fin nous les   assistions,  impuissants. Mais nous avons été présents, nous les avons    accompagnés dans leur combat.                <br />                <br /> Le  grand adversaire   n'est pas tant la mort que le mal. C'est exactement  là que nous pouvons   entendre et recevoir la Bonne Nouvelle. "Ecris  ceci, car mes paroles   sont vraies et dignes de confiance".        <br />       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-weight: bold;">Qu'avons-nous à  faire ?</span>               <br />  Il    faut se battre contre toutes les souffrances, s'aider de la médecine    et les faire reculer tant que possible. Mais notre condition humaine    vient nous le rappeler, nous livrons un combat qui, dans cette vie,    sera gagné par la mort. Il n'y a pas d'échappatoire. Mais la mort  sera   passage, c'est la résurrection du Christ qui vient nous  l'affirmer.   Dieu est totalement solidaire de tout ce que nous avons à  vivre.               <br />  Il    est avec nous dans le corps-à-corps contre la maladie, la violence  et   toutes les morts. Reste pour nous le combat, un combat à mener  contre   le mal.               <br />  Là  où l'homme est humilité c'est le Christ qui est humilié               <br />  Là  où l'homme retrouve sa dignité, c'est le Christ qui est écouté               <br />  et  où que nous tombions, nous ne tombons jamais hors de la main de  Dieu.               <br />                 <br />  Choisissons    de tout notre être ce qui est beau, bon, vrai, juste. Donnons de la    profondeur à notre vie. Parents et grand-parents, instruisez  vos   enfants ! De la profondeur, moins de miel et de sucre ! Que les    pratiquants d'un seul jour le vivent tous les jours.  Puisse l'Église   être un lieu dans lequel non seulement nous  accompagnons la souffrance,   mais aussi le lieu dans lequel nous  commençons à dire la vérité de   Dieu et de l'homme, à vivre une  fraternité.               <br />  Il  faut qu'ici, et maintenant, ce royaume si magnifiquement dépeint  soit palpable.               <br />                 <br />  La    vie éternelle vient vers nous. Mais la vie éternelle commence    aujourd'hui quand nous acceptons d'être rejoint par le Christ, par son   enseignement, sa mort, tout comme par sa force de résurrection.               <br />  C'est    ce Christ qui est au milieu de nous.         <br />Et si quelqu'un a soif, qu'il    vienne et le Christ lui donnera à boire !         <br />Le monde qui vient est    clairement décrit par l'évangéliste Jean, choisissons résolument  de   vivre selon ce que nous savons venir vers nous. Et le Dieu de  toute   consolation et de l'espérance sera avec nous.               <br />                 <br />  Frères  et soeurs, vivrons-nous ainsi ?               <br />  Amen,  c'est vrai, nous le croyons et voulons vivre ainsi.               <br />                 <br />         
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.protestants-niederbronn.org/photo/art/imagette/2495775-3510976.jpg</photo:imgsrc>
 	<enclosure url="http://www.protestants-niederbronn.org/podcast/VGUIaVVpV2cAMlVj.mp3" length="13193325" type="audio/mpeg" />
 	<itunes:explicit>no</itunes:explicit>
 	<itunes:subtitle><![CDATA[Apocalypse 21 v 1 -7]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Apocalypse 21 v 1 -7]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Bruno Holcroft</itunes:author>
   <link>http://www.protestants-niederbronn.org/Nous-nous-souvenons-aujourd-hui-de-nos-defunts_a843.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.protestants-niederbronn.org,2012:podcast-1387562</guid>
   <title>Apprenons le chant du culte de rentrée du 19 septembre &amp; de Protestants en Fête</title>
   <pubDate>Mon, 13 Sep 2010 10:57:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Holcroft</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Infos, Temps forts, concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.protestants-niederbronn.org/photo/art/default/1387562-1836236.jpg" alt="Apprenons le chant du culte de rentrée du 19 septembre &amp; de Protestants en Fête" title="Apprenons le chant du culte de rentrée du 19 septembre &amp; de Protestants en Fête" />
     </div>
     <div>
      <div style="padding: 10px 0pt; text-align: center; font-size: 1.2em; font-style: italic; font-weight: bold;">Souvenir de Protestants en Fête </div>                          <br />                            <br />                     Apprenons ensemble l'un des chants du culte de rentrée 2010       <br />                            <br />                            <br />                            <br />                            <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.protestants-niederbronn.org/photo/art/imagette/1387562-1836236.jpg</photo:imgsrc>
 	<enclosure url="http://www.protestants-niederbronn.org/podcast/ADIIb1RoBDUBN1du.mp3" length="4586711" type="audio/mpeg" />
 	<itunes:explicit>no</itunes:explicit>
 	<itunes:subtitle><![CDATA[]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Bruno Holcroft</itunes:author>
   <link>http://www.protestants-niederbronn.org/Apprenons-le-chant-du-culte-de-rentree-du-19-septembre-de-Protestants-en-Fete_a338.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>

