Littéralement, pour être enterré, ce sont les pompes funèbres, la municipalité, les fossoyeurs qui s'en occupent. Mais je sais bien que vous parlez de la foi, de l'appartenance une Eglise et de son éventuel refus d'organiser un culte d'adieu dans l'église.
A ma connaissance, en France, le plus souvent les Eglises luthériennes et réformées accepteront de vous "enterrer". Ce qu'elles offrent comme service c'est un accompagnement des familles en deuil. Le rôle tenu par ceux qui viennent demander ce service est donc important.
Je ne sais de quelle région vous écriviez, mais dans nos Eglises en Alsace et en Lorraine, luthériens et réformés, beaucoup de protestants ont une appartenance sociologique à nos Eglises et nous "enterrons" sans discuter car tous ces membres, même en n'ayant qu'une appartenance sociologique, sont des baptisés.
Evidemment nous faisons ce que nous pouvons pour évangéliser nos membres, pour que la foi soit réelle. Pour le moment cette pratique n'est pas remise en question.
Dans l'avenir, à moyen terme, car nos églises se désertifient, il n'est pas impossible qu'on en vienne à une position plus ferme. En Allemagne par exemple, sortir de l'Eglise signifie bel et bien que l'Eglise "n'enterrera" pas le sortant.
Le plus simple serait d'entrer en contact avec la paroisse qui se trouve à proximité, avec son pasteur, de participer à ses activités. Vouloir des obsèques religieuses c'est bien d'une certaine manière entrer dans cete dimension de foi que partage une communauté, alors pourquoi ne pas s'en approcher ? Et sans doute faut-il aussi poser la question qui ne se veut pas agressive : "pour quelle raison ne demandez-vous pas le baptême ?
Je reste à votre disposition pour poursuivre cet entretien.
Bruno Holcroft
A ma connaissance, en France, le plus souvent les Eglises luthériennes et réformées accepteront de vous "enterrer". Ce qu'elles offrent comme service c'est un accompagnement des familles en deuil. Le rôle tenu par ceux qui viennent demander ce service est donc important.
Je ne sais de quelle région vous écriviez, mais dans nos Eglises en Alsace et en Lorraine, luthériens et réformés, beaucoup de protestants ont une appartenance sociologique à nos Eglises et nous "enterrons" sans discuter car tous ces membres, même en n'ayant qu'une appartenance sociologique, sont des baptisés.
Evidemment nous faisons ce que nous pouvons pour évangéliser nos membres, pour que la foi soit réelle. Pour le moment cette pratique n'est pas remise en question.
Dans l'avenir, à moyen terme, car nos églises se désertifient, il n'est pas impossible qu'on en vienne à une position plus ferme. En Allemagne par exemple, sortir de l'Eglise signifie bel et bien que l'Eglise "n'enterrera" pas le sortant.
Le plus simple serait d'entrer en contact avec la paroisse qui se trouve à proximité, avec son pasteur, de participer à ses activités. Vouloir des obsèques religieuses c'est bien d'une certaine manière entrer dans cete dimension de foi que partage une communauté, alors pourquoi ne pas s'en approcher ? Et sans doute faut-il aussi poser la question qui ne se veut pas agressive : "pour quelle raison ne demandez-vous pas le baptême ?
Je reste à votre disposition pour poursuivre cet entretien.
Bruno Holcroft
Bonjour Laurence, la différence entre luthérien et réformés existe-t-elle encore me demandez-vous ?
La réponse n'est pas difficile, les deux Eglises existent toujours (c'est donc une différence)
Les deux Eglises se rapprochent de plus en plus ; "communion luthéro-réformée : union des Eglises protestantes d'Alsace et de Lorraine" (c'est donc un rapprochement)
Avec mes collègues nous étudions dans la même faculté (pour moi à Strasbourg)
J'étais longuement pasteur de l'Eglise réformée, je suis à présent pasteur d'une Eglise luthérienne. Les pasteurs peuvent sans difficulté aucune passer d'une Eglise à l'autre.
En fait nous vivons au niveau des Eglises ce que vit la société au niveau de la mondialisation. Les cultures de l'une pénètrent la culture de l'autre, ce qui signifie que localement, régionalement ,les accents peuvent sensiblement varier... mais que globalement oui, nous nous rapprochons.
A mon sens encore le défi à relever n'est pas tant de trouver, garder ou retrouver une identité mais bien de répondre au défi de la sécularisation...
Dans le fond je pense que l'Eglise luthérienne reste davantage marquée par les rites et en ceci elle est plus proche de l'Eglise catholique.
La liberté de célébrer, chanter, participer, organiser, etc. est par contre immense.
L'Eglise réformée a une approche plus intellectuelle, elle attache moins d'importance aux rites et à la liturgie, et même s'en méfie. Mais, comme le disait l'une de mes collègues luthérienne, ce n'est pas seulement la prédication qui veut annoncer l'Evangile, mais bien tout le culte dans chacune de ses étapes. Voilà du grain à moudre...
Calvin est-il plus détaché des institutions ou plus près de la parole biblique ?
Pour Calvin (dont je ne suis pas un spécialiste) il a au contraire institué l'Eglise réformée sous une forme particulièrement stricte. (Mais ne nous trompons pas d'époque, il est mauvais de plaquer des notions actuelles sur des pensées d'il y a plusieurs siècles en arrière) Mais bien entendu Calvin a voulu revenir lui aussi à une fidélité de la Bible. J'ai fait un modeste travail sur Calvin que vous pourrez consulter par le lien ci-dessous.
>>> Lien vers le document
Il faut se souvenir et peut-être apprendre que la Bible elle-même contient de nombreuses traditions, opinions et sensibilités différentes. Etonnant mais facile à constater. Alors à laquelle doit-on être fidèle ? Cela perturbe au début, puis on prend du recul, on acquiert une culture biblique et peu à peu l'on est à l'aise.
Les points communs sont classiquement protestants :
- L'importance de a Bible
- une relation avec Dieu qui se veut "directe" (Prière, compréhension, pardon,...)
- l'annonce de la grâce
- La démarche de foi
- la volonté d'une certaine "démocratie" dans l'Eglise
- Dieu seul est sacré
Et pour le sourire, quand je rencontre des protestants tous se veulent fidèles à la Bible !
Pour une première réponse c'est déjà pas mal ! Je reste à votre disposition
Très bonne journée
La réponse n'est pas difficile, les deux Eglises existent toujours (c'est donc une différence)
Les deux Eglises se rapprochent de plus en plus ; "communion luthéro-réformée : union des Eglises protestantes d'Alsace et de Lorraine" (c'est donc un rapprochement)
Avec mes collègues nous étudions dans la même faculté (pour moi à Strasbourg)
J'étais longuement pasteur de l'Eglise réformée, je suis à présent pasteur d'une Eglise luthérienne. Les pasteurs peuvent sans difficulté aucune passer d'une Eglise à l'autre.
En fait nous vivons au niveau des Eglises ce que vit la société au niveau de la mondialisation. Les cultures de l'une pénètrent la culture de l'autre, ce qui signifie que localement, régionalement ,les accents peuvent sensiblement varier... mais que globalement oui, nous nous rapprochons.
A mon sens encore le défi à relever n'est pas tant de trouver, garder ou retrouver une identité mais bien de répondre au défi de la sécularisation...
Dans le fond je pense que l'Eglise luthérienne reste davantage marquée par les rites et en ceci elle est plus proche de l'Eglise catholique.
La liberté de célébrer, chanter, participer, organiser, etc. est par contre immense.
L'Eglise réformée a une approche plus intellectuelle, elle attache moins d'importance aux rites et à la liturgie, et même s'en méfie. Mais, comme le disait l'une de mes collègues luthérienne, ce n'est pas seulement la prédication qui veut annoncer l'Evangile, mais bien tout le culte dans chacune de ses étapes. Voilà du grain à moudre...
Calvin est-il plus détaché des institutions ou plus près de la parole biblique ?
Pour Calvin (dont je ne suis pas un spécialiste) il a au contraire institué l'Eglise réformée sous une forme particulièrement stricte. (Mais ne nous trompons pas d'époque, il est mauvais de plaquer des notions actuelles sur des pensées d'il y a plusieurs siècles en arrière) Mais bien entendu Calvin a voulu revenir lui aussi à une fidélité de la Bible. J'ai fait un modeste travail sur Calvin que vous pourrez consulter par le lien ci-dessous.
>>> Lien vers le document
Il faut se souvenir et peut-être apprendre que la Bible elle-même contient de nombreuses traditions, opinions et sensibilités différentes. Etonnant mais facile à constater. Alors à laquelle doit-on être fidèle ? Cela perturbe au début, puis on prend du recul, on acquiert une culture biblique et peu à peu l'on est à l'aise.
Les points communs sont classiquement protestants :
- L'importance de a Bible
- une relation avec Dieu qui se veut "directe" (Prière, compréhension, pardon,...)
- l'annonce de la grâce
- La démarche de foi
- la volonté d'une certaine "démocratie" dans l'Eglise
- Dieu seul est sacré
Et pour le sourire, quand je rencontre des protestants tous se veulent fidèles à la Bible !
Pour une première réponse c'est déjà pas mal ! Je reste à votre disposition
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