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Prédications 2008
Prédication : L'homme fait de la poussière de la terre et du souffle de Dieu... Genèse 2Prédication
... Voici en cette reproduction une illustration de ce que nous sommes peut-être. On ne voit pas bien, la copie n'est pas d'assez bonne qualité... Et nous qui avons été faits à l'image de Dieu... La copie ressemble-t-elle assez à l'original ? Ensuite malgré les défauts de la photocopie nous passons du sous-exposé au surexposé. Sommes-nous ainsi à vivre dans l'excès, à exagérer notre noirceur ou à nous prendre comme un être de lumière, à croire que tout est péché, que rien n'est péché ? Cette femme se présente de profile, elle est sans visage, on ne rencontre pas son regard… et quant à nous, quand nous nous présentons devant Dieu, quand nous allons les uns vers les autres quel visage présentons-nous ? L'homme, l'humain… fait de la poussière de la terre et du souffle de Dieu... Est-ce là notre tiraillement, d'être à la fois d'ombres et de lumières, humains et bestiaux, justes et injustes, de la terre et du ciel, de la vérité et de l'erreur ? Restent les ailes, l'étincelle divine, l'auréole, elles sont bien là, l'homme est de peu inférieur à Dieu et pourtant il est clair que l'homme ne vole plus...
Oui il est clair que l'homme ne volera plus et pourtant à l'arrière plan de cette femme, un tissu qui peut faire penser au suaire de Turin. La lumière va donner des ailes aux ténèbres, la lumière va donner un visage, elle va hisser hors de la boue. C'est laisser l'enveloppe de la mort, connaître la Nouvelle naissance, le flash de la résurrection. Le Christ n'est plus parmi les morts, le tissu témoigne de ce qu'il enveloppait, désormais il n'est plus ici. « Ne cherchez pas parmi les morts celui qui est la vie ». Nous pouvons relever la tête car nous sommes aimés, nous pouvons pivoter sur nous-mêmes et avoir un visage, et même si nous ne brillerons pas comme Dieu, que la paix et l'amour reçue de Dieu mettent de la clarté dans ce monde où il y a trop de ténèbres. Nul besoin d'être un ange, mais soyons ces humains pardonnés, un fils ou une fille retrouvée et embrassé par son Père… oui le Christ nous le donne de l'être. Que la joie du pardon fasse monter notre louange à Dieu Prédication
Chers frères et soeurs,
la grande question de nos vies est tout simplement de parvenir à vivre. Pour nos malades cela signifie recouvrer la santé, mais pour les bien-portants cela signifie vivre vraiment, sans tomber dans tant d'erreurs, d'excès ou de lassitudes. Vivre vraiment selon la Bible, signifie faire le bien. Pour nombre d'entre nous faire le bien c'est tout simplement ne pas faire le mal. C'est-à-dire que nous nous refusons à voler, mentir, dissimuler, de tromper, manipuler, etc. C'est déjà énorme et toute la société se porte immensément mieux quand nous respectons ces lois civiles inspirées des 10 commandements. Cependant vivre vraiment et choisir le Bien, c'est aller bien au-delà de cette réalité tant les listes et principes n'apportent pas toujours une réponse suffisante. Il ne suffit pas d'être conservateur et de refuser de faire une série de choses ou d'aller en une série de lieux. Il faut s'arrêter, réfléchir, connaître mieux, connaître intimement, connaître professionnellement, analyser avec l'esprit et le coeur tout cela pour simplement comprendre. Après quoi il faudra décider. Faire le bien c'est, certes, rappeler et appliquer des principes élémentaires hautement utiles, c'est aussi se pencher sur une personne et une situation. Se pencher sur une personne ? Oui comme Dieu s'est penché sur nous, comme il est venu en Christ vers l'humanité et chacun de nous. Est-ce une mission impossible ? Certainement, mais le commandement de Dieu est on ne peut plus clair et il est vrai que la loi de l'Evangile va encore bien plus loin que la loi de Moïse. L'Evangile nous enseigne par ces mots : « Aime ton prochain comme toi-même » ; « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Et pour nos amis germanophones nous pouvons le résumer par cette maxime que je pense connue : « Wie Gott mir, so ich Dir ». (Littéralement "comme Dieu est envers moi, je serai envers toi" ----- Venons-en au récit biblique, à la création d'Adam et Eve et à leur face à face avec l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Le récit décrit admirablement ce que chaque génération d'hommes et de femmes est appelée à vivre. Comme Adam et Eve elle se découvre au milieu d'un jardin, sur notre belle planète. Comme eux elle est émerveillée par tout ce que le monde offre, une telle variété d'animaux et de végétaux, sans oublier tout ce que l'homme a créé. Et chaque génération se lance dans l'apprentissage de la liberté et dans l'apprentissage parfois dramatique de ses limites. Etre un homme, être des humains ensemble, en chaque génération se reproduit la chance et chacune se retrouve devant l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal. Nous restons devant ce qui est de l'ordre d'un mystère tant l'humain est à la fois si simple et si nuancé, si évident et évanescent, si solide et si éphémère, si élevé dans ses idéaux et pourtant si brutal, si sanglant, si bestial... Ce récit de la Bible ne raconte pas qu'un début de l'histoire de l'humanité, il délivre une vérité ne s'inspirant ni de l'actualité ni de nos sciences, mais de toute l'expérience humaine engrangée depuis la nuit des temps. L'homme est fait de glaise, ou de poussières (selon les traductions) et le mouvement est bien du bas vers le haut. De la glaise il doit devenir de chair et de sang, de la poussière il doit devenir étoile au firmament. De la préhistoire il doit devenir histoire. Des limbes et de l'innocence il doit devenir responsable et clairvoyant. D'un individu et d'un couple doit advenir peuple, pays, civilisation. Du chaos des désirs, des envies, des tentations doivent émerger l'harmonie, la justice, le respect et la paix. L'arbre de la connaissance du bien et du mal, la possession de son fruit, laisse entendre que l'homme n'aurait plus de limites, plus d'interdit, qu'il aurait l'audace de se prendre pour ce qu'il n'est pas, il irait jusqu'à croire qu'il est Dieu. L'homme peut donner la vie, il est animé de génie, il surmonte tant et tant de difficultés, pourtant il a toujours un pied dans la glaise, dans la poussière, voir la tombe. C'est le souffle de Dieu qui donne la vie, c'est le souffle de Dieu qui le garde humain, humble. L'homme est immensément grand, mais il est en danger dès lors qu'il ne sait plus qu'il est petit. L'homme est immensément libre, mais il est complètement désorienté quand le sens de sa vie se perd. L'homme est immensément doué, mais pourtant il ne sait pas voler. Quand devient-on un homme ? Quand on ne veut être ni Dieu, ni bête, ni machine, ni machine à consommer, ni l'innocent de service. Un souffle a donné vie à de la glaise, c'est déjà Dieu qui a rendu vivant. C'est lui qui veut nous rendre aujourd'hui encore – vivants - à recevoir ce souffle. Ce souffle parcourt toutes les pages de la Bible, c'est pourquoi nous la lisons avec passion. Quand Jésus ressuscita, nous relate l'Evangile de Jean, (Jean 20) il apparut parmi ses disciples et leur dit « La paix soit avec vous… après ces paroles il souffla sur eux et leur dit : Recevez le Saint-Esprit ». Recevoir le Saint Esprit ce n'est pas tomber là en transe, mais recevoir celui qui nous conduit dans toute la vérité, celle du Christ, celle de l'homme, celle du monde. Au milieu du jardin étaient les incontournables arbres de vie et de la connaissance du bien et du mal et, quant à nous, au centre de nos vies, de ce culte, est placé un arbre qui s'élève, nous regardons au bois qui porte le Christ, nous regardons la Croix, d'où nous pouvons à nouveau entendre les paroles reçues le jour de son baptême : « Celui-ci est mon fils bien-aimé, écoutez-le... » C'est le souffle... Tout l'espace entre le bien et le mal a été parcouru ici, et nous savons que le mot de la fin appartient à l'Esprit et à l'amour du Père. Pour vivre éternellement et être habité du bien sans chercher un retour au jardin d'Eden, nous irons au Christ, lui qui a dit : « Tout est accompli ». Amen, c'est vrai nous le croyons et voulons vivre ainsi. Rédigé par Bruno Holcroft le Mardi 26 Août 2008
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Prédication : - Siméon, une nouvelle voix rompt le silence