Psaume 26 v 8
Eternel, j'aime le séjour en ta maison, le lieu où ta gloire habite.
A quelques jours de Noël nous sommes dans la tristesse de devoir nous séparer d'un membre de nos familles. Ce Noël 2009 sera marqué par ce départ. Dans le calendrier de l'Église nous vivons cette période de quatre semaines que nous nommons « le temps de l'Avent ».
C'est un temps d'attente, il permet un arrêt afin nous relevions nos têtes tant il est vrai que nous sommes tous plongés dans une course quotidienne ou hebdomadaire. Lever nos têtes c'est se dégager de toutes les contraintes qui nous enserrent et nous pressent, afin de vérifier le sens de ce que nous vivons. Ce sens nous échappe quand nous sommes dans les seules nécessités de la vie, dans les activités hebdomadaires ou quotidiennes.
L’Avent est le temps de l’attente, il est ce temps particulier de l’année où nous nous mettons à l’écoute de notre vie intérieure et où nos désirs ont le droit de s’exprimer. Durant ces semaines nous attendons qu’arrive ce que nous désirons au plus profond de notre coeur, ce qui est important pour notre vie, ce qui nous donne sens et qui nous sauve.
Mais de quoi s’agit-il ? Que doit-il arriver, que doit-il se produire en nous et autour de nous pour que se réalisent ces désirs ?
Ces désirs n'ont pas besoin d'être longuement recherchés.
Toutes les trois secondes quelqu'un meurt de faim, un humain dont les bras sont sans force, et dont le regard se perd dans le vide, meurt.
C'est la souffrance aussi dans le froid, un sondage révèle que près de la moitié des français craignent de devenir des SDF.
Bien entendu nous avons une sensibilité toute particulière en pensant à la souffrance des enfants
Nous songeons à tous ceux pour qui Noël est un temps de souffrance et de solitude
Nous songeons à la planète, à la destruction, au saccage de la nature
Nous songeons à nos malades, aux injustices, aux violences
Nous songeons au conjoint trompé, à l'enfant qui s'est égaré
Nous songeons aux conflits, aux rancunes, au passé dont on ne guérit pas, à ceux qui se sont enfermés dans un mutisme
Terminons par notre besoin de sécurité, de dignité, d'amour, etc.
Oui il y a bien longtemps quelqu’un a dit : « Notre coeur est sans repos, tant qu’il ne demeure pas en toi, ô notre Dieu. » Le philosophe Blaise Pascal le dira ainsi : « Il y a dans nos cœurs un vide qui a la forme de Dieu ». Durant ce culte nous pourrions dire : « Notre coeur est sans repos, tant que toi, Dieu, tu n’es pas arrivé dans notre coeur, dans nos familles et nos lieux de vie. »
Eternel, j'aime le séjour en ta maison, le lieu où ta gloire habite.
Dans ce monde de brute la famille et l'Église peuvent être des havres de paix. Je suis bien heureux pour vous que notre soeur vous ait réunis pour des temps de fête et de communion.
Et puis la boulangerie elle-même est symbole de partage, de protection « Donne-nous notre pain de ce jour ». C'est un métier pénible pour le boulanger, mais c'est une source où l'on vient chaque jour, rassurés par ce qui nous est donné.
Les dernières émeutes en Egypte ont été des émeutes de la faim, des émeutes du pain, car suite à une décision gouvernementale, le pain était devenu trop cher. Les pauvres, très nombreux, n'avaient même pas de quoi acheter du pain qui était subventionné par le gouvernement. Ce pain était est souvent leur seule nourriture !
Nous sommes aussi collectivement plongés dans un temps d'attente, celui qui nous permettra plus tard de retrouver ceux dont nous avons été séparés par le sommeil de la mort. Et la mort n'est pas un simple retour à la vie, le jour où nous nous réveillerons des morts, nous vivrons une dimension bien supérieure à ce que nous avons commencé à vivre ici-bas.
Ce qui aura manqué à nos relations, ce qui est aujourd'hui le soupire de nos coeurs, ce qui est resté inachevé ou insatisfait, connaîtra l'épanouissement de ceux qui vivent dans la présence de Dieu. Ces mots sont des images, toutes imparfaites, mais elles nourrissent de manière sûre nos intuitions.
L’Avent est aussi l'annonce d'une venue, le temps de la préparation à cette venue. Dieu va revenir dans ce monde, mais aussi chez chacune, chez chacun d’entre nous. C’est pourquoi l’Avent est le temps favorable pour oser se poser les questions importantes :
Si le premier temps évoqué était tourné vers le passé et vers l'éternité - le sommeil de la mort - , nous pouvons aussi le conjuguer au présent.
Comment Dieu arrive-t-il chez moi ? Dieu peut-il arriver chez moi ? Y a-t-il du temps et de l’espace en moi pour l’attendre, pour préparer sa venue, pour aller joyeusement à sa rencontre ?
----------------------
Le protestantisme rappelle que les questions les plus importantes, les plus intimes, les plus décisives, se jouent et se décident devant Dieu. Oui Noël donne une place à la tendresse, à l'émotion de l'enfance, à la féérie des lumières, à la gentillesse exprimée par les cadeaux. Le protestantisme cependant se méfie aussi de la religiosité, qu'elle soit laïque ou religieuse. Derrière ces symboles, ces temps, ces décors, c'est une réalité sainte, vibrante et éternelle se tient.
Noël c'est parler de Jésus. Et tout comme il est venu parmi nous, parmi les humains, parmi les pauvres, nous avons à nous demander ce que nous faisons pour nos frères en humanité ?
Nous tenir devant l'enfant de la crèche c'est bien plus que de ressentir les émotions de l'enfance,
la foi c'est toujours se tenir devant Jésus-Christ.
Que ce soit devant la crèche où il naquit, nous nous tenons devant Jésus.
Quand nous nous tenons devant le baptistère où nous avons été baptisés, nous sommes devant Jésus.
Quand nous sommes devant le Christ enseignant et guérissant, nous sommes devant Jésus.
Quand nous sommes devant le Christ mourant sur la croix ou devant le Christ se relevant d'entre les morts, nous sommes toujours devant Jésus !
Et ce Christ se rencontre par excellence quand on ouvre la Bible, quand on lit les Evangiles.
A chaque rencontre à l'Église nous sommes toujours placés devant la réalité du Christ.
Noël c'est parler de Jésus, c'est se tenir devant Jésus, il est le cadeau de Dieu fait aux hommes.
Amis menons ce dialogue intérieur, ardent et profond. Une réalité se construit, un feu s'allume quand je me laisse habiter par ce que la Bible me révèle de Dieu. La lumière vient et la tendresse, la féérie de Noël, la force tout comme les initiatives, tout comme la consolation pour ceux qui sont dans le deuil, tout cela nous est donné à ce moment-là.
Noël annonce la venue d'un Sauveur et Seigneur. C'est cette relation avec lui qui fait briller les lumières de Noêl, c'est ce feu qui donne sens et avive notre conscience.
Que brillent parmi nous et dans le monde les lumières de Noël.
Eternel, j'aime le séjour en ta maison, le lieu où ta gloire habite.
Amen, c'est vrai, nous le croyons et voulons vivre ainsi.
Eternel, j'aime le séjour en ta maison, le lieu où ta gloire habite.
A quelques jours de Noël nous sommes dans la tristesse de devoir nous séparer d'un membre de nos familles. Ce Noël 2009 sera marqué par ce départ. Dans le calendrier de l'Église nous vivons cette période de quatre semaines que nous nommons « le temps de l'Avent ».
C'est un temps d'attente, il permet un arrêt afin nous relevions nos têtes tant il est vrai que nous sommes tous plongés dans une course quotidienne ou hebdomadaire. Lever nos têtes c'est se dégager de toutes les contraintes qui nous enserrent et nous pressent, afin de vérifier le sens de ce que nous vivons. Ce sens nous échappe quand nous sommes dans les seules nécessités de la vie, dans les activités hebdomadaires ou quotidiennes.
L’Avent est le temps de l’attente, il est ce temps particulier de l’année où nous nous mettons à l’écoute de notre vie intérieure et où nos désirs ont le droit de s’exprimer. Durant ces semaines nous attendons qu’arrive ce que nous désirons au plus profond de notre coeur, ce qui est important pour notre vie, ce qui nous donne sens et qui nous sauve.
Mais de quoi s’agit-il ? Que doit-il arriver, que doit-il se produire en nous et autour de nous pour que se réalisent ces désirs ?
Ces désirs n'ont pas besoin d'être longuement recherchés.
Toutes les trois secondes quelqu'un meurt de faim, un humain dont les bras sont sans force, et dont le regard se perd dans le vide, meurt.
C'est la souffrance aussi dans le froid, un sondage révèle que près de la moitié des français craignent de devenir des SDF.
Bien entendu nous avons une sensibilité toute particulière en pensant à la souffrance des enfants
Nous songeons à tous ceux pour qui Noël est un temps de souffrance et de solitude
Nous songeons à la planète, à la destruction, au saccage de la nature
Nous songeons à nos malades, aux injustices, aux violences
Nous songeons au conjoint trompé, à l'enfant qui s'est égaré
Nous songeons aux conflits, aux rancunes, au passé dont on ne guérit pas, à ceux qui se sont enfermés dans un mutisme
Terminons par notre besoin de sécurité, de dignité, d'amour, etc.
Oui il y a bien longtemps quelqu’un a dit : « Notre coeur est sans repos, tant qu’il ne demeure pas en toi, ô notre Dieu. » Le philosophe Blaise Pascal le dira ainsi : « Il y a dans nos cœurs un vide qui a la forme de Dieu ». Durant ce culte nous pourrions dire : « Notre coeur est sans repos, tant que toi, Dieu, tu n’es pas arrivé dans notre coeur, dans nos familles et nos lieux de vie. »
Eternel, j'aime le séjour en ta maison, le lieu où ta gloire habite.
Dans ce monde de brute la famille et l'Église peuvent être des havres de paix. Je suis bien heureux pour vous que notre soeur vous ait réunis pour des temps de fête et de communion.
Et puis la boulangerie elle-même est symbole de partage, de protection « Donne-nous notre pain de ce jour ». C'est un métier pénible pour le boulanger, mais c'est une source où l'on vient chaque jour, rassurés par ce qui nous est donné.
Les dernières émeutes en Egypte ont été des émeutes de la faim, des émeutes du pain, car suite à une décision gouvernementale, le pain était devenu trop cher. Les pauvres, très nombreux, n'avaient même pas de quoi acheter du pain qui était subventionné par le gouvernement. Ce pain était est souvent leur seule nourriture !
Nous sommes aussi collectivement plongés dans un temps d'attente, celui qui nous permettra plus tard de retrouver ceux dont nous avons été séparés par le sommeil de la mort. Et la mort n'est pas un simple retour à la vie, le jour où nous nous réveillerons des morts, nous vivrons une dimension bien supérieure à ce que nous avons commencé à vivre ici-bas.
Ce qui aura manqué à nos relations, ce qui est aujourd'hui le soupire de nos coeurs, ce qui est resté inachevé ou insatisfait, connaîtra l'épanouissement de ceux qui vivent dans la présence de Dieu. Ces mots sont des images, toutes imparfaites, mais elles nourrissent de manière sûre nos intuitions.
L’Avent est aussi l'annonce d'une venue, le temps de la préparation à cette venue. Dieu va revenir dans ce monde, mais aussi chez chacune, chez chacun d’entre nous. C’est pourquoi l’Avent est le temps favorable pour oser se poser les questions importantes :
Si le premier temps évoqué était tourné vers le passé et vers l'éternité - le sommeil de la mort - , nous pouvons aussi le conjuguer au présent.
Comment Dieu arrive-t-il chez moi ? Dieu peut-il arriver chez moi ? Y a-t-il du temps et de l’espace en moi pour l’attendre, pour préparer sa venue, pour aller joyeusement à sa rencontre ?
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Le protestantisme rappelle que les questions les plus importantes, les plus intimes, les plus décisives, se jouent et se décident devant Dieu. Oui Noël donne une place à la tendresse, à l'émotion de l'enfance, à la féérie des lumières, à la gentillesse exprimée par les cadeaux. Le protestantisme cependant se méfie aussi de la religiosité, qu'elle soit laïque ou religieuse. Derrière ces symboles, ces temps, ces décors, c'est une réalité sainte, vibrante et éternelle se tient.
Noël c'est parler de Jésus. Et tout comme il est venu parmi nous, parmi les humains, parmi les pauvres, nous avons à nous demander ce que nous faisons pour nos frères en humanité ?
Nous tenir devant l'enfant de la crèche c'est bien plus que de ressentir les émotions de l'enfance,
la foi c'est toujours se tenir devant Jésus-Christ.
Que ce soit devant la crèche où il naquit, nous nous tenons devant Jésus.
Quand nous nous tenons devant le baptistère où nous avons été baptisés, nous sommes devant Jésus.
Quand nous sommes devant le Christ enseignant et guérissant, nous sommes devant Jésus.
Quand nous sommes devant le Christ mourant sur la croix ou devant le Christ se relevant d'entre les morts, nous sommes toujours devant Jésus !
Et ce Christ se rencontre par excellence quand on ouvre la Bible, quand on lit les Evangiles.
A chaque rencontre à l'Église nous sommes toujours placés devant la réalité du Christ.
Noël c'est parler de Jésus, c'est se tenir devant Jésus, il est le cadeau de Dieu fait aux hommes.
Amis menons ce dialogue intérieur, ardent et profond. Une réalité se construit, un feu s'allume quand je me laisse habiter par ce que la Bible me révèle de Dieu. La lumière vient et la tendresse, la féérie de Noël, la force tout comme les initiatives, tout comme la consolation pour ceux qui sont dans le deuil, tout cela nous est donné à ce moment-là.
Noël annonce la venue d'un Sauveur et Seigneur. C'est cette relation avec lui qui fait briller les lumières de Noêl, c'est ce feu qui donne sens et avive notre conscience.
Que brillent parmi nous et dans le monde les lumières de Noël.
Eternel, j'aime le séjour en ta maison, le lieu où ta gloire habite.
Amen, c'est vrai, nous le croyons et voulons vivre ainsi.
Rédigé par Bruno Holcroft le Dimanche 20 Décembre 2009 à 15:31
Chers amis
A quelques jours de Noël nous sommes dans la tristesse de devoir nous séparer d'un membre de nos familles. Ce Noël sera marqué par ce départ. Dans le calendrier de l'Église nous vivons cette période de quatre semaines que nous nommons « le temps de l'Avent ».
C'est un temps d'attente, il permet un arrêt afin nous relevions nos têtes tant il est vrai que nous sommes tous plongés dans une course quotidienne ou hebdomadaire. Lever nos têtes c'est se dégager de toutes les contraintes qui nous enserrent et nous pressent, afin de vérifier le sens de ce que nous vivons. Ce sens nous échappe quand nous sommes dans les seules nécessités de la vie, dans les activités hebdomadaires ou quotidiennes.
L’Avent est le temps de l’attente, il est ce temps particulier de l’année où nous nous mettons à l’écoute de notre vie intérieure et où nos désirs ont le droit de s’exprimer. Durant ces semaines nous attendons qu’arrive ce que nous désirons au plus profond de notre coeur, ce qui est important pour notre vie, ce qui nous donne sens et qui nous sauve.
Mais de quoi s’agit-il ? Que doit-il arriver, que doit-il se produire en nous et autour de nous pour que se réalisent ces désirs ?
Il y a bien longtemps quelqu’un a dit : « Notre coeur est sans repos, tant qu’il ne demeure en toi, ô notre Dieu. » Le philosophe Blaise Pascal le dira ainsi : « Il y a dans nos cœurs un vide qui a la forme de Dieu ». Durant ce culte nous pourrions dire : « Notre coeur est sans repos, tant que toi, Dieu, tu n’es pas arrivé dans notre coeur, dans nos familles et nos lieux de vie. »
Nous sommes aussi collectivement plongés dans un temps d'attente, celui qui nous permettra plus tard de retrouver ceux dont nous avons été séparés par le sommeil de la mort. Et la mort n'est pas un simple retour à la vie, le jour où nous nous réveillerons des morts, nous vivrons une dimension bien supérieure à ce que nous avons commencé à vivre ici-bas.
Ce qui aura manqué à nos relations, ce qui est aujourd'hui le soupire de nos coeurs, ce qui est resté inachevé ou insatisfait, connaîtra l'épanouissement de ceux qui vivent dans la présence de Dieu. Ces mots sont des images, toutes imparfaites, mais elles nourrissent de manière sûre nos intuitions.
L’Avent est aussi le temps d'une venue, le temps de la préparation de la venue de Dieu. Dieu va revenir dans ce monde, mais aussi chez chacune, chez chacun d’entre nous. C’est pourquoi l’Avent est le temps favorable pour oser se poser les questions importantes :
Si le premier temps de l'Avent était tourné vers le passé et vers l'éternité, à présent nous pouvons aussi considérer ce temps comme une préparation.
Comment Dieu arrive-t-il chez moi ? Dieu peut-il arriver chez moi ? Y a-t-il du temps et de l’espace en moi pour l’attendre, pour préparer sa venue, pour aller joyeusement à sa rencontre ? Lorsque Dieu est en nous, les autres personnes de ce monde sont aussi présents en nous. En particulier ceux qui d’habitude ne sont pas toujours bien accueillis.
Les petits de notre monde de grands,
Les sans emplois dans notre société de stress,
Ceux qui arrivent alors que nous pensons que la barque est déjà suffisamment pleine.
Dieu en Jésus-Christ est tout particulièrement venu pour eux dans le monde. C’est pourquoi ils viennent aussi vers nous quand Dieu vient véritablement demeurer en nous – et lorsque nous les accueillons nous accueillons effectivement Dieu dans notre vie.
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Le protestantisme enfin rappelle que les questions les plus importantes, les plus intimes, les plus décisives, se jouent et se décident devant Dieu. Oui Noël donne une place à la tendresse, à l'émotion de l'enfance, à la féérie des lumières, à la gentillesse exprimée par les cadeaux. Le protestantisme cependant se méfie aussi de la religiosité, qu'elle soit laïque ou religieuse. Derrière ces symboles, ces temps, ces décors, c'est une réalité sainte, vibrante et éternelle se tient.
J'ai vu à la télévision le reporter regrettant que l'esprit de Noël soit entaché à cause d'une grève dans un grand magasin. Mais Noël ce n'est pas du tout dépenser 400 € dans les grands magasins ! Quelle erreur !
J'ai vu un grand « buzz », un grand succès d'audience, on se précipite sur internet pour voir chaque jour 6 manchots, habillés en père Noël, parcourir quelques mètres. Mais comment peut-on dire que c'est là Noël ? ! Etc.
Noël c'est parler de Jésus. Et tout comme il est venu parmi nous, parmi les humains, parmi les pauvres, nous avons à nous demander ce que nous faisons pour nos frères en humanité ?
Nous tenir devant l'enfant de la crèche c'est bien plus que de ressentir les émotions de l'enfance,
la foi c'est toujours se tenir devant Jésus-Christ. Que ce soit devant la crèche où il naquit, devant la baptistère où nous avons été baptisé, devant le Christ enseignant et guérissant, devant le Christ mourant sur la croix, devant le Christ se relevant d'entre les morts.
Et ce Christ se rencontre par excellence quand on ouvre la Bible, quand on lit les Evangiles.
Que faut-il en conclure ? Que l'Esprit de Dieu, cette conscience haute et ardente, personnelle, intime, consolante et exigeante se vit et se reçoit quand on se frotte à la Bible, à l'Ecriture sainte. Se tenir devant Dieu c'est bien plus que de connaître une simple émotion, ce n'est pas nécessairement une envolée mystique, mais c'est se frotter aux Ecritures. Rencontrer Dieu c'est se laisser interroger et conduire par elles.
Menons ce dialogue ardent et profond. Quelque chose se construit, quelque chose s'allume, quand je me laisse habiter par ce qu'elle dit. La lumière vient et la tendresse, la féérie de Noël, la force tout comme les initiatives, tout comme la consolation pour ceux qui sont dans le deuil, tout cela nous est donné à ce moment-là.
Noël annonce la venue d'un Sauveur et Seigneur. C'est cette relation avec lui qui nous fait briller le feu, qui donne sens et avive notre conscience.
Que brillent parmi nous et dans le monde les lumières de Noël. Amen, c'est vrai, nous le croyons et voulons vivre ainsi.
A quelques jours de Noël nous sommes dans la tristesse de devoir nous séparer d'un membre de nos familles. Ce Noël sera marqué par ce départ. Dans le calendrier de l'Église nous vivons cette période de quatre semaines que nous nommons « le temps de l'Avent ».
C'est un temps d'attente, il permet un arrêt afin nous relevions nos têtes tant il est vrai que nous sommes tous plongés dans une course quotidienne ou hebdomadaire. Lever nos têtes c'est se dégager de toutes les contraintes qui nous enserrent et nous pressent, afin de vérifier le sens de ce que nous vivons. Ce sens nous échappe quand nous sommes dans les seules nécessités de la vie, dans les activités hebdomadaires ou quotidiennes.
L’Avent est le temps de l’attente, il est ce temps particulier de l’année où nous nous mettons à l’écoute de notre vie intérieure et où nos désirs ont le droit de s’exprimer. Durant ces semaines nous attendons qu’arrive ce que nous désirons au plus profond de notre coeur, ce qui est important pour notre vie, ce qui nous donne sens et qui nous sauve.
Mais de quoi s’agit-il ? Que doit-il arriver, que doit-il se produire en nous et autour de nous pour que se réalisent ces désirs ?
Il y a bien longtemps quelqu’un a dit : « Notre coeur est sans repos, tant qu’il ne demeure en toi, ô notre Dieu. » Le philosophe Blaise Pascal le dira ainsi : « Il y a dans nos cœurs un vide qui a la forme de Dieu ». Durant ce culte nous pourrions dire : « Notre coeur est sans repos, tant que toi, Dieu, tu n’es pas arrivé dans notre coeur, dans nos familles et nos lieux de vie. »
Nous sommes aussi collectivement plongés dans un temps d'attente, celui qui nous permettra plus tard de retrouver ceux dont nous avons été séparés par le sommeil de la mort. Et la mort n'est pas un simple retour à la vie, le jour où nous nous réveillerons des morts, nous vivrons une dimension bien supérieure à ce que nous avons commencé à vivre ici-bas.
Ce qui aura manqué à nos relations, ce qui est aujourd'hui le soupire de nos coeurs, ce qui est resté inachevé ou insatisfait, connaîtra l'épanouissement de ceux qui vivent dans la présence de Dieu. Ces mots sont des images, toutes imparfaites, mais elles nourrissent de manière sûre nos intuitions.
L’Avent est aussi le temps d'une venue, le temps de la préparation de la venue de Dieu. Dieu va revenir dans ce monde, mais aussi chez chacune, chez chacun d’entre nous. C’est pourquoi l’Avent est le temps favorable pour oser se poser les questions importantes :
Si le premier temps de l'Avent était tourné vers le passé et vers l'éternité, à présent nous pouvons aussi considérer ce temps comme une préparation.
Comment Dieu arrive-t-il chez moi ? Dieu peut-il arriver chez moi ? Y a-t-il du temps et de l’espace en moi pour l’attendre, pour préparer sa venue, pour aller joyeusement à sa rencontre ? Lorsque Dieu est en nous, les autres personnes de ce monde sont aussi présents en nous. En particulier ceux qui d’habitude ne sont pas toujours bien accueillis.
Les petits de notre monde de grands,
Les sans emplois dans notre société de stress,
Ceux qui arrivent alors que nous pensons que la barque est déjà suffisamment pleine.
Dieu en Jésus-Christ est tout particulièrement venu pour eux dans le monde. C’est pourquoi ils viennent aussi vers nous quand Dieu vient véritablement demeurer en nous – et lorsque nous les accueillons nous accueillons effectivement Dieu dans notre vie.
----------------------
Le protestantisme enfin rappelle que les questions les plus importantes, les plus intimes, les plus décisives, se jouent et se décident devant Dieu. Oui Noël donne une place à la tendresse, à l'émotion de l'enfance, à la féérie des lumières, à la gentillesse exprimée par les cadeaux. Le protestantisme cependant se méfie aussi de la religiosité, qu'elle soit laïque ou religieuse. Derrière ces symboles, ces temps, ces décors, c'est une réalité sainte, vibrante et éternelle se tient.
J'ai vu à la télévision le reporter regrettant que l'esprit de Noël soit entaché à cause d'une grève dans un grand magasin. Mais Noël ce n'est pas du tout dépenser 400 € dans les grands magasins ! Quelle erreur !
J'ai vu un grand « buzz », un grand succès d'audience, on se précipite sur internet pour voir chaque jour 6 manchots, habillés en père Noël, parcourir quelques mètres. Mais comment peut-on dire que c'est là Noël ? ! Etc.
Noël c'est parler de Jésus. Et tout comme il est venu parmi nous, parmi les humains, parmi les pauvres, nous avons à nous demander ce que nous faisons pour nos frères en humanité ?
Nous tenir devant l'enfant de la crèche c'est bien plus que de ressentir les émotions de l'enfance,
la foi c'est toujours se tenir devant Jésus-Christ. Que ce soit devant la crèche où il naquit, devant la baptistère où nous avons été baptisé, devant le Christ enseignant et guérissant, devant le Christ mourant sur la croix, devant le Christ se relevant d'entre les morts.
Et ce Christ se rencontre par excellence quand on ouvre la Bible, quand on lit les Evangiles.
Que faut-il en conclure ? Que l'Esprit de Dieu, cette conscience haute et ardente, personnelle, intime, consolante et exigeante se vit et se reçoit quand on se frotte à la Bible, à l'Ecriture sainte. Se tenir devant Dieu c'est bien plus que de connaître une simple émotion, ce n'est pas nécessairement une envolée mystique, mais c'est se frotter aux Ecritures. Rencontrer Dieu c'est se laisser interroger et conduire par elles.
Menons ce dialogue ardent et profond. Quelque chose se construit, quelque chose s'allume, quand je me laisse habiter par ce qu'elle dit. La lumière vient et la tendresse, la féérie de Noël, la force tout comme les initiatives, tout comme la consolation pour ceux qui sont dans le deuil, tout cela nous est donné à ce moment-là.
Noël annonce la venue d'un Sauveur et Seigneur. C'est cette relation avec lui qui nous fait briller le feu, qui donne sens et avive notre conscience.
Que brillent parmi nous et dans le monde les lumières de Noël. Amen, c'est vrai, nous le croyons et voulons vivre ainsi.
Rédigé par Bruno Holcroft le Mardi 15 Décembre 2009 à 08:52
Matthieu 7 v 21 – 27
Chers amis,
l'histoire est connue et nous avons médité depuis notre enfance les deux chemins possibles et l'exhortation solennelle de Jésus à bâtir sur le roc. Nous allons donc rafraîchir un peu cette parabole et la reconstruire autour du grain de sable.
L'explication habituelle - et bonne - vise à dire que les paroles, et mêmes nos actes, présentent une illusion de solidité qui s'effacera devant la dureté de la vie si nous pensons pouvoir éviter de vivre dans la sincérité et la pureté. Ceux qui disent, dit la Bible, « Seigneur, Seigneur » et même ceux qui ont fait tant et plus au nom de la foi, de l'Église, de l'Evangile, tous ceux-là n'expérimentent la sécurité de l'Evangile qu'à condition qu'ils soient ancrés eux-mêmes dans une réalité de vie, de relation avec le Christ.
Bâtir sur le sable mène à la ruine quand les jours mauvais arrivent. Nous avons tous vu à la télévision des fleuves en crue, la caméra saisit le moment où les maisons s'écroulent et suscitent notre effroi. Le parallèle est évident, nous ne pouvons pas imaginer une vie humaine qui ne serait pas traversée par quelque tempête, et c'est là que les fondements d'une vie sont éprouvés. Bien-heureux ceux qui ont bâti sur le vrai et le durable ! Malheur à ceux qui se sont contentés de suivre les modes ou la superficialité de ce que propose une société de consommation.
Dans un deuxième temps reprenons l'image du sable, pour passer au grain de sable. L'image qui me vient à l'esprit est celle du sablier, du temps qui s'écoule et qu'on ne peut pas retenir. Là encore c'est une image négative, nous ne pouvons rien maintenir, tout s'écoule comme l'eau et nos actions se suivent, se succèdent, se perdent dans le fond indistinct du sablier du temps. Il nous suffit d'énumérer les activités d'une journée, du matin au soir, beaucoup de petits actes, un enchaînement continu, la répétition de jour en jour des mêmes petits éléments. Au fond je ne construis rien, s'écoule, tout s'amoncelle indistinctement.
A côté de cela l'image utilisée par Jésus est bien celle du roc, de la maison construite sur le roc, ce qui nous fera assurément penser, dans notre région d'Alsace, au grès des Vosges. Ici les châteaux ont traversé des siècles. Le grès des Vosges... un exemple de solidité, de stabilité.
Pourtant j'ouvre l'un ou l'autre ouvrage et je constate que ce magnifique grès des Vosges n'est quasiment constitué que... de grains de sable ! L'exemple de compacité est constitué de cet élément instable, roulant, fuyant, coulant ! Il n'y a qu'une différence, le grès est la cimentation de grains de sable. Un processus s'est développé, un liant a associé tous les grains de sable leur donnant cette stabilité. C'est la même chose mais c'est tout à fait différent ! Une réalité extérieure est venue donner une unité, une cohérence. Quelque chose crée du lien entre les mille petites choses de la vie.
Le premier des liants est l'attitude de vie qui peut se dire en une prière : Me voici Seigneur ce matin. Je quitte le sommeil de la nuit comme un homme sort du fleuve, ruisselant de l'eau de son baptême, et j'entre dans la journée, disponible, entier, orienté.
Dès le matin je t'entends ô Dieu prononcer mon nom tandis que je murmure le tien.
Je tente humblement de mettre en oeuvre ce que j'ai compris du secret de ton dessein.
Ce bien recherché n'est pas une idée vaporeuse difficile à définir, ce bien porte le nom de Jésus qui se révèle et se donne à nous par la Bible. Et la solidité de la construction se vérifie, l'on découvre même qu'il y a un architecte. Le Bien choisi par mon voisin, le bien choisi par un croyant, le bien choisi par l'enfant, l'adolescent jusqu'à ceux qui connaissent le grand âge, tous les éléments posés construisent une réalité forte et joyeuse qu'est l'Église.
Cependant ajoutons une dernière chose difficile, celle d'un autre grain de sable. Celui qui vient gripper la machine, qui irrite la gorge, qui fait pleurer les yeux. Tout ne va pas toujours bien, la tempêté évoquée arrive, le vent souffle vraiment fort quand nous affrontons l'échec, la maladie, l'injustice ou le deuil. Que faire de ce grain de sable ? La solution n'est pas de prier pour qu'il n'arrive rien, la solution réside dans le fait que nous pouvons intégrer la souffrance dans la réalité de la vie. Autrement dit il nous faut accepter la souffrance, accepter ce que nous ne pouvons pas éviter. Il faut que le liant vienne cimenter ce grain de sable, au départ extérieur, à la construction de nos vies. Ce qui nous arrive de difficile, de très difficile parfois, doit être regardé, resitué, accepté dans la réalité de la foi, dans la réalité du don de Dieu, de Jésus-Christ. Et le grain prendra sa place dans la construction, et la construction avancera.
Et enfin, quand tout à la fin de nos vies il arrive que tout se désagrère, à cause des erreurs et surtout tout simplement à cause de notre âge. Nous sommes dès lors invités à nous souvenir que rien ne peut jamais nous séparer de l'amour de Dieu. Toutes choses contribuent au bien de ceux qui aiment Dieu... Même si nous tombons, quand la mémoire se perd, quand les forces faiblissent et que l'ombre de la nuit vient nous menacer... souvenons-nous qu'aussi bas que nous tombions nous ne tomberons que dans les bras de Dieu. Il reste notre sécurité dernière et le sens de tout, de notre vie aussi, se trouve en lui.
Prions :
Merci Seigneur de pouvoir choisir la vie, la vraie vie qui se trouve et s'épanouit dans le bien. C'est notre choix, notre volonté comme notre salut, notre devoir et notre bonheur.
Merci de pouvoir aimer les mille petites choses que nous enchaînons et qui font notre journée.
Merci pour ta parole qui fait notre joie, elle est nourriture, boisson, lumière, chemin ! Au jour de la création tu t'es exclamé que le monde était beau et ouvrant ta parole, découvrant de quel amour nous sommes aimés, nous nous exclamons nous aussi tant tu es bon, beau et puissant. On t'a dit au repos mais ce n'est pas vrai, tu es au travail au milieu de nous ! Nous sommes tous en train d'être sauvés et c'est l'oeuvre de l'Esprit.
Merci pour la tradition qui nous porte et nous nourrit.
Merci pour le rythme de la semaine, celui des fêtes et des saisons.
Merci pour tous les cycles de la vie de l'Église, merci pour la liturgie, ses couleurs et même ses odeurs.
Merci pour l'Église qui me permet de comprendre les générations qui se suivent, se posent, se superposent pour un projet dont toi seul es le grand architecte.
Pour aujourd'hui, comme pour hier et demain, nous avançons dans ton grand dessein.
Mes pieds suivent le chemin des ancêtres et mes enfants aussi sont invités à choisir le vrai, le bien et l'humain.
Ensemble et le même jour nous entrerons dans ton royaume que tu construits, grain de après grain.
Amen.
l'histoire est connue et nous avons médité depuis notre enfance les deux chemins possibles et l'exhortation solennelle de Jésus à bâtir sur le roc. Nous allons donc rafraîchir un peu cette parabole et la reconstruire autour du grain de sable.
L'explication habituelle - et bonne - vise à dire que les paroles, et mêmes nos actes, présentent une illusion de solidité qui s'effacera devant la dureté de la vie si nous pensons pouvoir éviter de vivre dans la sincérité et la pureté. Ceux qui disent, dit la Bible, « Seigneur, Seigneur » et même ceux qui ont fait tant et plus au nom de la foi, de l'Église, de l'Evangile, tous ceux-là n'expérimentent la sécurité de l'Evangile qu'à condition qu'ils soient ancrés eux-mêmes dans une réalité de vie, de relation avec le Christ.
Bâtir sur le sable mène à la ruine quand les jours mauvais arrivent. Nous avons tous vu à la télévision des fleuves en crue, la caméra saisit le moment où les maisons s'écroulent et suscitent notre effroi. Le parallèle est évident, nous ne pouvons pas imaginer une vie humaine qui ne serait pas traversée par quelque tempête, et c'est là que les fondements d'une vie sont éprouvés. Bien-heureux ceux qui ont bâti sur le vrai et le durable ! Malheur à ceux qui se sont contentés de suivre les modes ou la superficialité de ce que propose une société de consommation.
Dans un deuxième temps reprenons l'image du sable, pour passer au grain de sable. L'image qui me vient à l'esprit est celle du sablier, du temps qui s'écoule et qu'on ne peut pas retenir. Là encore c'est une image négative, nous ne pouvons rien maintenir, tout s'écoule comme l'eau et nos actions se suivent, se succèdent, se perdent dans le fond indistinct du sablier du temps. Il nous suffit d'énumérer les activités d'une journée, du matin au soir, beaucoup de petits actes, un enchaînement continu, la répétition de jour en jour des mêmes petits éléments. Au fond je ne construis rien, s'écoule, tout s'amoncelle indistinctement.
A côté de cela l'image utilisée par Jésus est bien celle du roc, de la maison construite sur le roc, ce qui nous fera assurément penser, dans notre région d'Alsace, au grès des Vosges. Ici les châteaux ont traversé des siècles. Le grès des Vosges... un exemple de solidité, de stabilité.
Pourtant j'ouvre l'un ou l'autre ouvrage et je constate que ce magnifique grès des Vosges n'est quasiment constitué que... de grains de sable ! L'exemple de compacité est constitué de cet élément instable, roulant, fuyant, coulant ! Il n'y a qu'une différence, le grès est la cimentation de grains de sable. Un processus s'est développé, un liant a associé tous les grains de sable leur donnant cette stabilité. C'est la même chose mais c'est tout à fait différent ! Une réalité extérieure est venue donner une unité, une cohérence. Quelque chose crée du lien entre les mille petites choses de la vie.
Le premier des liants est l'attitude de vie qui peut se dire en une prière : Me voici Seigneur ce matin. Je quitte le sommeil de la nuit comme un homme sort du fleuve, ruisselant de l'eau de son baptême, et j'entre dans la journée, disponible, entier, orienté.
Dès le matin je t'entends ô Dieu prononcer mon nom tandis que je murmure le tien.
Je tente humblement de mettre en oeuvre ce que j'ai compris du secret de ton dessein.
Ce bien recherché n'est pas une idée vaporeuse difficile à définir, ce bien porte le nom de Jésus qui se révèle et se donne à nous par la Bible. Et la solidité de la construction se vérifie, l'on découvre même qu'il y a un architecte. Le Bien choisi par mon voisin, le bien choisi par un croyant, le bien choisi par l'enfant, l'adolescent jusqu'à ceux qui connaissent le grand âge, tous les éléments posés construisent une réalité forte et joyeuse qu'est l'Église.
Cependant ajoutons une dernière chose difficile, celle d'un autre grain de sable. Celui qui vient gripper la machine, qui irrite la gorge, qui fait pleurer les yeux. Tout ne va pas toujours bien, la tempêté évoquée arrive, le vent souffle vraiment fort quand nous affrontons l'échec, la maladie, l'injustice ou le deuil. Que faire de ce grain de sable ? La solution n'est pas de prier pour qu'il n'arrive rien, la solution réside dans le fait que nous pouvons intégrer la souffrance dans la réalité de la vie. Autrement dit il nous faut accepter la souffrance, accepter ce que nous ne pouvons pas éviter. Il faut que le liant vienne cimenter ce grain de sable, au départ extérieur, à la construction de nos vies. Ce qui nous arrive de difficile, de très difficile parfois, doit être regardé, resitué, accepté dans la réalité de la foi, dans la réalité du don de Dieu, de Jésus-Christ. Et le grain prendra sa place dans la construction, et la construction avancera.
Et enfin, quand tout à la fin de nos vies il arrive que tout se désagrère, à cause des erreurs et surtout tout simplement à cause de notre âge. Nous sommes dès lors invités à nous souvenir que rien ne peut jamais nous séparer de l'amour de Dieu. Toutes choses contribuent au bien de ceux qui aiment Dieu... Même si nous tombons, quand la mémoire se perd, quand les forces faiblissent et que l'ombre de la nuit vient nous menacer... souvenons-nous qu'aussi bas que nous tombions nous ne tomberons que dans les bras de Dieu. Il reste notre sécurité dernière et le sens de tout, de notre vie aussi, se trouve en lui.
Prions :
Merci Seigneur de pouvoir choisir la vie, la vraie vie qui se trouve et s'épanouit dans le bien. C'est notre choix, notre volonté comme notre salut, notre devoir et notre bonheur.
Merci de pouvoir aimer les mille petites choses que nous enchaînons et qui font notre journée.
Merci pour ta parole qui fait notre joie, elle est nourriture, boisson, lumière, chemin ! Au jour de la création tu t'es exclamé que le monde était beau et ouvrant ta parole, découvrant de quel amour nous sommes aimés, nous nous exclamons nous aussi tant tu es bon, beau et puissant. On t'a dit au repos mais ce n'est pas vrai, tu es au travail au milieu de nous ! Nous sommes tous en train d'être sauvés et c'est l'oeuvre de l'Esprit.
Merci pour la tradition qui nous porte et nous nourrit.
Merci pour le rythme de la semaine, celui des fêtes et des saisons.
Merci pour tous les cycles de la vie de l'Église, merci pour la liturgie, ses couleurs et même ses odeurs.
Merci pour l'Église qui me permet de comprendre les générations qui se suivent, se posent, se superposent pour un projet dont toi seul es le grand architecte.
Pour aujourd'hui, comme pour hier et demain, nous avançons dans ton grand dessein.
Mes pieds suivent le chemin des ancêtres et mes enfants aussi sont invités à choisir le vrai, le bien et l'humain.
Ensemble et le même jour nous entrerons dans ton royaume que tu construits, grain de après grain.
Amen.
Rédigé par Bruno Holcroft le Mardi 1 Décembre 2009 à 09:15
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