La vie de la paroisse luthérienne de Niederbronn-les-Bains


L'histoire de la paroisse de Niederbronn

L'histoire de la paroisse


AMI VISITEUR-CURISTE-TOURISTE

Soyez les bienvenus dans cette église que nous voulons ouverte pour tous ceux qui recherchent un lieu de silence et de recueillement.

Cette église fut bâtie en 1763, sous l'impulsion du maître de forge Jean De Dietrich, dans le style classique du XVIIIème siècle.

Sa façade est intéressante par les bandeaux et les encadrements en grès des Vosges. Jusqu'en 1886, elle servit aux deux communautés catholique et protestante.

L'orgue a été construit par Louis GEIB et inauguré en 1807.
Restauré entièrement en 1970 par Alfred KERN, il est maintenant un des plus beaux de la région, disposant de 10 jeux pour le grand orgue, de 10 pour le petit orgue et de 8 pour le pédalier. Le beau buffet d'orgue, de style néo-classique, a également été conçu par Louis GEIB.
Il accompagne le chant lors des cultes et fait le bonheur des mélomanes à l'occasion de concerts.

  • Qui sommes-nous ?

Issue de la Réforme luthérienne, la paroisse de Niederbronn fait partie de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine.
Elle compte environ 2000 membres.
Le pasteur Bruno Holcroft, Tél. : 03.88.09.00.56 est secondé par un conseil presbytéral de 12 membres.
Notre communauté se retrouve chaque dimanche à 10h pour le culte.

Temps fort pour la vie chrétienne, ce culte est en français le 1er dimanche, il est bilingue les autres dimanches.
Le bulletin consistorial "Communauté vivante" donne des informations sur les activités de la paroisse ; Il est à votre disposition !


Historique

Réputée depuis 2000 ans comme station thermale et depuis 230 ans pour son industrie métallurgique, Niederbronn a connu au 19e siècle deux fortes personnalités protestantes : le baron Albert de Dietrich et l'épicier Friedrich Weyermüller. L'église protestante de Niederbronn, rue Clémenceau, construite en 1763 en tant qu'église simultanée avec l'aide substantielle de Jean de Dietrich, sert exclusivement au culte luthérien depuis la construction de l'église catholique en 1886. Elle est ouverte toute la journée de mai à octobre.

Le visiteur qui se laisse guider par les vitraux est conduit par les réformateurs Luther et Melanchthon, les apôtres Paul et Pierre et les quatre évangélistes, vers le Christ ressuscité. L'orgue Geib, de 1807, avec son beau buffet, fut restauré en 1970 par le facteur d'orgue Kern.

  • Personnalités
Albert de Dietrich (1802-1888), qui dirigeait les usines de Dietrich au milieu du 19e siècle, était un homme de foi, marqué par le piétisme, un patron protestant soucieux du bien-être de ses ouvriers. Ainsi, il créa une caisse de retraite et d'invalidité et engagea un médecin pour ses ouvriers. Il favorisa leur accès à la propriété d'une terre, pour qu'ils puissent exercer une activité agricole complémentaire, pensant fortifier ainsi la cellule familiale. En plus, il s'intéressa à l'instruction et à la religion : il construisit des écoles, des églises, un presbytère et distribuait des Bibles à ses ouvriers. Pendant de longues années, il était membre du Consistoire supérieur de l'EPCAAL, où il s'opposait, avec d'autres, à la majorité libérale. Sur sa tombe, dans le carré des tombeaux de la famille de Dietrich au cimetière de Niederbronn, est inscrit le cantique :

«Christi Blut und Gerechtigkeit, das ist mein Schmuck und Ehrenkleid, damit will ich vor Gott bestehn, wenn ich zum Himmel werd eingehn» (La justice obtenue par le Christ et son sang, sera ma décoration et mon vêtement, c'est ainsi que je me tiendrai devant Dieu, le jour où j'entrerai dans les cieux).

Friedrich Weyermüller (1810-1877) était le chantre du réveil luthérien en Alsace. Dans d'innombrables cantiques, il chantait son Sauveur, le Christ crucifié et ressuscité, et son Église, qui transmet les grâces du Christ par la Parole et les Sacrements. Certains de ses chants ont trouvé leur place dans les recueils de cantiques de langue allemande. S'il était de nature plutôt douce, il ne craignait pas la lutte et s'engageait à fond dans le combat pour le relèvement de sa chère Église évangélique-luthérienne, pourfendant les «ennemis de l'Église» que sont les rationalistes et les tenants de l'union avec les réformés. N'étant qu'un humble épicier, il avait pourtant une grande culture littéraire et théologique. Sa maison, une étroite construction à colombages, est toujours visible non loin de l'église protestante.

Bibliographie
Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie / sous la dir. d'Antoine Pfeiffer.- Ingersheim : Saep ; Strasbourg : Oberlin, 2006

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Rédigé par Bruno Holcroft le Samedi 22 Décembre 2007
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