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Un blog est un point de vue personnel et n'exprime l'avis ni de la paroisse ni de l'Eglise
Document passionnant qui en dit tellement plus et de manière plus précise que tous les articles que j'ai pu lire par ailleurs
Que le protestantisme connaisse une certaine sécheresse intellectuelle, c'est certain. Mais le protestantisme est aussi divers que le catholicisme et en Alsace où j'exerce comme pasteur vous ne trouverez que bien peu de cette sécheresse décriée.
Maintenant plus fondamentalement je voudrais faire quelques remarques allant dans le sens de l'acceptation individuelle de la foi et de la démarche spirituelle. Il suffit de penser à nombre de saints qui se sont opposés, soit aux autorités spirituelles d'une époque, soit aux lectures "globales" et couramment admises. Quand on est dans les rangs, qu'on récite et qu'on est soumis, c'est peut-être épanouissant et sûr pour certains, mais cela ne l'est pas pour beaucoup d'autres.
Quand on est dans une foule, une manifestation, nous marchons au pas... mais adieu la pensée, adieu le discernement, adieu la démarche individuelle, adieu la vérité !
La société française est peut-être trop individualiste mais souvenez-vous d'Emmanuel Mounier ! notre chemin le plus authentique ne peut en aucun cas faire d'économie de la pensée individuelle, de la lente et patiente recherche, du travail intellectuel.
Pour faire bref je pense qu'il faut un va et vient entre le "nous" et le "je". L'évangile est rempli de rencontres entre une personne et le Christ, c'est individuel, c'est authentique, c'est parfaitement libérateur.
Oui la raison peut se perdre, mais la vérité n'a pas à craindre la vérité, et à enfiler trop vite un costume tout prêt on risque fort d'être à l'armée et non à l'Eglise.
Maintenant plus fondamentalement je voudrais faire quelques remarques allant dans le sens de l'acceptation individuelle de la foi et de la démarche spirituelle. Il suffit de penser à nombre de saints qui se sont opposés, soit aux autorités spirituelles d'une époque, soit aux lectures "globales" et couramment admises. Quand on est dans les rangs, qu'on récite et qu'on est soumis, c'est peut-être épanouissant et sûr pour certains, mais cela ne l'est pas pour beaucoup d'autres.
Quand on est dans une foule, une manifestation, nous marchons au pas... mais adieu la pensée, adieu le discernement, adieu la démarche individuelle, adieu la vérité !
La société française est peut-être trop individualiste mais souvenez-vous d'Emmanuel Mounier ! notre chemin le plus authentique ne peut en aucun cas faire d'économie de la pensée individuelle, de la lente et patiente recherche, du travail intellectuel.
Pour faire bref je pense qu'il faut un va et vient entre le "nous" et le "je". L'évangile est rempli de rencontres entre une personne et le Christ, c'est individuel, c'est authentique, c'est parfaitement libérateur.
Oui la raison peut se perdre, mais la vérité n'a pas à craindre la vérité, et à enfiler trop vite un costume tout prêt on risque fort d'être à l'armée et non à l'Eglise.
Les chrétiens sont-ils de ceux qui rient beaucoup ? Spontanément nous dirions sans doute que non. La religion est affaire de salut et pas de blagues ou de caricatures. Il suffit de rappeler le contenu de la religion : aimer son prochain, aimer Dieu, aimer le monde, aider les frères, faire grandir la confiance et l’espérance, engager les hommes et les femmes en une transformation du monde, leur donner des forces pour tenir dans les difficultés et les adversités. Comme on le voit il n’y a pas de quoi rire.
Pourtant, à fréquenter paroissiens et collègues pasteurs, le rire est bien présent, très présent. A la recherche d’un constat sur l’humour religieux il suffira, pour le vérifier, de chercher par un moteur de recherche sur Internet sous « humour juif » ou « humour protestant ». Nous trouverons quantité de blagues. Et l’humour musulman me direz-vous ? Il serait existant mais plus difficile à trouver, il serait à ce jour exprimé de manière orale.
Rire des autres est une pratique partagée par tous, rire de soi est bien moins universel. Mais comment se fait-il que l’on ose plaisanter de ce qui est difficile, dramatique, voire sacré ? C’est que l’humour permet d’exprimer ce qui est refoulé, ce qui est difficile à vivre, ce qui travaille nos esprits. Les contradictions qui nous minent de l’intérieur nous les exprimons également par le rire ; c’est le bol d’air de l’esprit. Si la chose choque il n’y a qu’à considérer certaines prières tirées des Psaumes qui expriment la haine, le souhait de mort de l’ennemi ou qui interpellent si vivement Dieu. Ce n’est pas une contradiction, c’est la soupape qui permet d’évacuer les tensions.
Le rire est-il dangereux ? Dans le film « Le nom de la rose » l’intrigue tourne autour de la place du rire dans le monde, dans la philosophie, mais aussi dans l’Eglise. L’un des moines demandait si le Christ avait jamais ri ! Evidemment la réponse sous-entendue était : non ! Le rire serait déformation du visage et de l’âme. Le rire serait du démon, du domaine de l’empire du mal.
Et les caricatures ? On peut les comprendre comme la même soupape de sécurité évoquée plus haut. Peut-être la société a-religieuse a-t-elle besoin de ce rire pour dire et évacuer ce qu’elle ne peut pas supporter ? Quand des courants religieux prônent la mort, ils créent contradictions, tensions et scandales ! Il faut bien des soupapes.
Est-ce une simple approbation des caricatures ? Certains rires sont sans doute redoutables et d’ailleurs l’injustice, la violence et la vulgarité de certaines d’entre elles nous font souhaiter qu’elles ne bénéficient pas de plus de publicité ! Par contre les caricatures humoristiques de dessinateurs, régulièrement à la Une des journaux, sont des moyens drôles et pertinents de croquer l’actualité; nous les avons tous acceptés.
Et le respect des religions ? La liberté de la presse ne peut pas être un rouleau compresseur niant le respect des hommes et des religions. Pour les protestants, et il faut souhaiter que ce soit le cas pour tous, une éthique de la liberté se conjugue toujours avec une éthique de la responsabilité. Gare, car sans elle les rires seront bien des grimaces.
Pourtant, à fréquenter paroissiens et collègues pasteurs, le rire est bien présent, très présent. A la recherche d’un constat sur l’humour religieux il suffira, pour le vérifier, de chercher par un moteur de recherche sur Internet sous « humour juif » ou « humour protestant ». Nous trouverons quantité de blagues. Et l’humour musulman me direz-vous ? Il serait existant mais plus difficile à trouver, il serait à ce jour exprimé de manière orale.
Rire des autres est une pratique partagée par tous, rire de soi est bien moins universel. Mais comment se fait-il que l’on ose plaisanter de ce qui est difficile, dramatique, voire sacré ? C’est que l’humour permet d’exprimer ce qui est refoulé, ce qui est difficile à vivre, ce qui travaille nos esprits. Les contradictions qui nous minent de l’intérieur nous les exprimons également par le rire ; c’est le bol d’air de l’esprit. Si la chose choque il n’y a qu’à considérer certaines prières tirées des Psaumes qui expriment la haine, le souhait de mort de l’ennemi ou qui interpellent si vivement Dieu. Ce n’est pas une contradiction, c’est la soupape qui permet d’évacuer les tensions.
Le rire est-il dangereux ? Dans le film « Le nom de la rose » l’intrigue tourne autour de la place du rire dans le monde, dans la philosophie, mais aussi dans l’Eglise. L’un des moines demandait si le Christ avait jamais ri ! Evidemment la réponse sous-entendue était : non ! Le rire serait déformation du visage et de l’âme. Le rire serait du démon, du domaine de l’empire du mal.
Et les caricatures ? On peut les comprendre comme la même soupape de sécurité évoquée plus haut. Peut-être la société a-religieuse a-t-elle besoin de ce rire pour dire et évacuer ce qu’elle ne peut pas supporter ? Quand des courants religieux prônent la mort, ils créent contradictions, tensions et scandales ! Il faut bien des soupapes.
Est-ce une simple approbation des caricatures ? Certains rires sont sans doute redoutables et d’ailleurs l’injustice, la violence et la vulgarité de certaines d’entre elles nous font souhaiter qu’elles ne bénéficient pas de plus de publicité ! Par contre les caricatures humoristiques de dessinateurs, régulièrement à la Une des journaux, sont des moyens drôles et pertinents de croquer l’actualité; nous les avons tous acceptés.
Et le respect des religions ? La liberté de la presse ne peut pas être un rouleau compresseur niant le respect des hommes et des religions. Pour les protestants, et il faut souhaiter que ce soit le cas pour tous, une éthique de la liberté se conjugue toujours avec une éthique de la responsabilité. Gare, car sans elle les rires seront bien des grimaces.
Faut-il se disputer comme les socialistes ? En ce moment les journaux sont remplis d'échos, de petites phrases et chaque candidat lisse son apparence, se montre fédérateur, exprime ses belles et pures intentions, affirme la pertinence des ses lignes directrices, montre avec quelles équipes il saura travailler, etc.
Bref la direction du parti va se jouer entre quelques hommes et quelques courants, l'avenir nous dira ce qui aura été décisif et nous verrons bien plus tard quelles en auront été les conséquences pour les enjeux nationaux.
Ce qui me donne à penser est que l'histoire de l'Eglise, dès ses débuts – relisez Actes 15 – , est faite de tels moments, de telles tensions, et ce ne sera que cahin-caha que les grands choix se feront et que des personnalités se dégageront : l'apôtre Pierre, l'apôtre Paul, l'apôtre Jacques. Il ne faut pas penser l'Eglise comme une assemblée priante et unie mais comme une assemblée arguant, bavardant, négociant , parlementant, contestant ou approuvant. Etes-vous surpris ?
Pour le protestantisme il est important de faire ces débats en grandes assemblées et de le faire le plus souvent en présence des médias. Oui il y a des courants comme au sein des partis politiques, et oui ! les grands virages ne se prennent pas dans l'unanimité spontanée !
Et un sourire pour terminer : ce n'est qu'exceptionnellement, au sein du protestantisme aussi, qu'une vraie personnalité se dégage pour animer une assemblée toujours menacée par le tumulte... ou la somnolence !
Bref la direction du parti va se jouer entre quelques hommes et quelques courants, l'avenir nous dira ce qui aura été décisif et nous verrons bien plus tard quelles en auront été les conséquences pour les enjeux nationaux.
Ce qui me donne à penser est que l'histoire de l'Eglise, dès ses débuts – relisez Actes 15 – , est faite de tels moments, de telles tensions, et ce ne sera que cahin-caha que les grands choix se feront et que des personnalités se dégageront : l'apôtre Pierre, l'apôtre Paul, l'apôtre Jacques. Il ne faut pas penser l'Eglise comme une assemblée priante et unie mais comme une assemblée arguant, bavardant, négociant , parlementant, contestant ou approuvant. Etes-vous surpris ?
Pour le protestantisme il est important de faire ces débats en grandes assemblées et de le faire le plus souvent en présence des médias. Oui il y a des courants comme au sein des partis politiques, et oui ! les grands virages ne se prennent pas dans l'unanimité spontanée !
Et un sourire pour terminer : ce n'est qu'exceptionnellement, au sein du protestantisme aussi, qu'une vraie personnalité se dégage pour animer une assemblée toujours menacée par le tumulte... ou la somnolence !
Faut-il chanter la Marseillaise ? J'ai entendu des chrétiens (et non chrétiens) refusant de chanter notre hymne national. Les raisons sont bien connues : ce n'est pas un chant de paix, il est horrible de dire que le sang d'un autre serait impur, l'appel aux armes... l'hymne à la gloire, tout cela serait pour le moins déplacé !
Je pense qu'il y a un malentendu et je me réfère aux psaumes de la Bible pour justifier le fait de chanter la Marseillaise.
Dans bien des Psaumes l'ennemi est considéré comme bien peu de chose... Prenez par exemple, et au hasard, le Psaume 18 dont je vous reproduis le verset 38 : Je poursuis mes ennemis, je les atteins, et je ne reviens pas avant de les avoir exterminés
Et toujours au hasard je lis le verset 11 du psaume 58 :
Le juste sera dans la joie à la vue de la vengeance; il baignera ses pieds dans le sang des méchants
Et pourtant nous lisons les Psaumes, nous en faisons même la lecture publique lors des cultes, nous prions ensemble des passages entiers ! Nous avons raison d'en accepter la lecture continue et il est pour nous évident que nous ne comprenons pas les Psaumes - c'est à dire Dieu ou une saine théologie - sous l'angle acerbe de ces versets. Nous acceptons ces versets comme l'expression d'un moment, d'une détresse, d'une rage, d'une violence nécessaire pour une survie. Ils n'expriment pas l'attitude fondamentale envers les autres humains.
Et surtout pour parler de Dieu et de l'homme, c'est ce qui nous est révélé en Jésus-Christ qui est clair et décisif.
A mon sens il en va de même pour notre démocratie. Nos valeurs sont humanistes et démocratiques, cela me semble incontestable et ce chant-là, la Marseillaise, est la photo d'un instant, d'un instant dramatique. Il est l'expression d'une violence qui a été jugée indispensable pour sauver la révolution.
On ne peut pas refaire l'histoire, et c'est la trace de cette histoire qui est exprimée lorsque nous la chantons.
Et moi qui suis pacifique je chante la Marseillaise, c'est à dire tout simplement que j'accepte notre histoire. Ni plus, ni moins.
Je pense qu'il y a un malentendu et je me réfère aux psaumes de la Bible pour justifier le fait de chanter la Marseillaise.
Dans bien des Psaumes l'ennemi est considéré comme bien peu de chose... Prenez par exemple, et au hasard, le Psaume 18 dont je vous reproduis le verset 38 : Je poursuis mes ennemis, je les atteins, et je ne reviens pas avant de les avoir exterminés
Et toujours au hasard je lis le verset 11 du psaume 58 :
Le juste sera dans la joie à la vue de la vengeance; il baignera ses pieds dans le sang des méchants
Et pourtant nous lisons les Psaumes, nous en faisons même la lecture publique lors des cultes, nous prions ensemble des passages entiers ! Nous avons raison d'en accepter la lecture continue et il est pour nous évident que nous ne comprenons pas les Psaumes - c'est à dire Dieu ou une saine théologie - sous l'angle acerbe de ces versets. Nous acceptons ces versets comme l'expression d'un moment, d'une détresse, d'une rage, d'une violence nécessaire pour une survie. Ils n'expriment pas l'attitude fondamentale envers les autres humains.
Et surtout pour parler de Dieu et de l'homme, c'est ce qui nous est révélé en Jésus-Christ qui est clair et décisif.
A mon sens il en va de même pour notre démocratie. Nos valeurs sont humanistes et démocratiques, cela me semble incontestable et ce chant-là, la Marseillaise, est la photo d'un instant, d'un instant dramatique. Il est l'expression d'une violence qui a été jugée indispensable pour sauver la révolution.
On ne peut pas refaire l'histoire, et c'est la trace de cette histoire qui est exprimée lorsque nous la chantons.
Et moi qui suis pacifique je chante la Marseillaise, c'est à dire tout simplement que j'accepte notre histoire. Ni plus, ni moins.
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politique
Nous nous sommes souvenus de nos morts comme lors de chaque mois de novembre, à présent nous nous souvenons de ceux qui sont tombés lors de la première guerre mondiale.
Le dernier poilu est décédé mais le souvenir des guerres est bien présent en Alsace par les casemates, les musées et les cimetières. Ce sont les souvenirs dans nos conversations, souvenir de ruines, de destructions, de déplacements, de souffrances...
Dans l'histoire de ce monde nous en sommes désormais à la construction européenne, les "frères ennemis héréditaires" - Français et Allemands - sont désormais des alliés. Les différences sont davantage reçues comme une complémentarité, les objectifs sont communs, cahin-caha l'Europe va progresser.
Je voudrais avoir aujourd'hui une pensée pour d'autres "frères ennemis" vivants en Irak. En ce moment des chrétiens Irakiens, qui y vivent depuis près de 2000 ans, sont persécutés par des Irakiens musulmans. Persécutés ? Oui il faut comprendre sous ce terme le pire, ce que d'autres et en particulier les Protestants dans leur histoire ont subis. Les médias n'en parlent pratiquement pas car une actualité en chasse une autre.
Quand nous irons sur nos cimetières, quand nous fleurirons nos tombes, quand nous célébrerons des anniversaires d'armistices... songeons à ces frères et aux tombes fraîchement creusées...
Et pourtant, pour que cette chronique ne soit pas excessivement macabre, les frères ennemis sont appelés à se découvrir frères en humanité, frères associés au bien-être d'un pays.
Pourquoi faut-il toujours tant de morts et de souffrances pour réaliser qu'il y a un chemin permettant de vivre ensemble ?
Le dernier poilu est décédé mais le souvenir des guerres est bien présent en Alsace par les casemates, les musées et les cimetières. Ce sont les souvenirs dans nos conversations, souvenir de ruines, de destructions, de déplacements, de souffrances...
Dans l'histoire de ce monde nous en sommes désormais à la construction européenne, les "frères ennemis héréditaires" - Français et Allemands - sont désormais des alliés. Les différences sont davantage reçues comme une complémentarité, les objectifs sont communs, cahin-caha l'Europe va progresser.
Je voudrais avoir aujourd'hui une pensée pour d'autres "frères ennemis" vivants en Irak. En ce moment des chrétiens Irakiens, qui y vivent depuis près de 2000 ans, sont persécutés par des Irakiens musulmans. Persécutés ? Oui il faut comprendre sous ce terme le pire, ce que d'autres et en particulier les Protestants dans leur histoire ont subis. Les médias n'en parlent pratiquement pas car une actualité en chasse une autre.
Quand nous irons sur nos cimetières, quand nous fleurirons nos tombes, quand nous célébrerons des anniversaires d'armistices... songeons à ces frères et aux tombes fraîchement creusées...
Et pourtant, pour que cette chronique ne soit pas excessivement macabre, les frères ennemis sont appelés à se découvrir frères en humanité, frères associés au bien-être d'un pays.
Pourquoi faut-il toujours tant de morts et de souffrances pour réaliser qu'il y a un chemin permettant de vivre ensemble ?
Dans le monde politique français il faut la loi pour faire augmenter le nombre de femmes accédant aux responsabilités et aux postes de pouvoir. Ce n'est donc pas le cas dans les Eglises protestantes. Et c'est tant mieux !
Ainsi Thérèse Klippfel fut présidente du Conseil Synodal de l'Eglise réformée d'Alsace et de Lorraine.
Un métier qui se féminise qu'est-ce que cela veut dire ?
Probablement que les paroissiens sont accompagnés plutôt que dirigés, probablement aussi que l'écoute est plus valorisée qu'une parole d'autorité.
Souvent cela veut dire des décisions prises plus collectivement, d'avoir moins le goût du pouvoir et du commandement.
Cela veut dire aussi d'avoir d'avantage le souci de l'intérêt commun, de l'entente entre les personnes.
Maintenant force est de reconnaître que j'ai aussi connu des pasteures qui dans cette approche trop simple étaient très... masculins.
Heureusement aussi, bien des pasteurs ont les qualités soulignées plus haut. Quoique...
Ainsi Thérèse Klippfel fut présidente du Conseil Synodal de l'Eglise réformée d'Alsace et de Lorraine.
Un métier qui se féminise qu'est-ce que cela veut dire ?
Probablement que les paroissiens sont accompagnés plutôt que dirigés, probablement aussi que l'écoute est plus valorisée qu'une parole d'autorité.
Souvent cela veut dire des décisions prises plus collectivement, d'avoir moins le goût du pouvoir et du commandement.
Cela veut dire aussi d'avoir d'avantage le souci de l'intérêt commun, de l'entente entre les personnes.
Maintenant force est de reconnaître que j'ai aussi connu des pasteures qui dans cette approche trop simple étaient très... masculins.
Heureusement aussi, bien des pasteurs ont les qualités soulignées plus haut. Quoique...
Le monde entier a salué la bonne nouvelle de l'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis. Ce qui est étonnant ce sont les mots utilisés pour le dire.
Un noir président... très bien.
Une victoire de la démocratie ? Encore très bien.
Une nouvelle page pour les Etats-Unis ? Fort bien.
On nous dit que l'Amérique est religieuse et c'est peut-être pour cela qu'on a entendu non seulement "Rien ne sera plus comme avant" - phrase souvent entendue - mais aussi de ces phrases qui sont pour nous l'annonce d'un Messie.
"Il va nous sauver" " "Il a ouvert la brèche, il nous précède, il nous a montré le chemin".
" Désormais chacun pourra suivre ce chemin".
"Tout devient possible"
"Je n'ai jamais vu un espoir se lever comme cette nuit"
Ces phrases sont l'écho d'un enthousiasme mais elles disent aussi à leur manière que l'espérance est peut-être démesurée.
"Il a ouvert la brèche, il nous précède et nous montre le chemin" ...
les chrétiens qui lisent ces lignes ne peuvent que penser au Christ et à sa résurrection car c'est avec les mêmes mots que nous parlons de sa résurrection.
Le chemin est ouvert, il nous précède, tout est possible...
Heureusement Barack Obama est chrétien, il est même protestant.
Ouf !
Un noir président... très bien.
Une victoire de la démocratie ? Encore très bien.
Une nouvelle page pour les Etats-Unis ? Fort bien.
On nous dit que l'Amérique est religieuse et c'est peut-être pour cela qu'on a entendu non seulement "Rien ne sera plus comme avant" - phrase souvent entendue - mais aussi de ces phrases qui sont pour nous l'annonce d'un Messie.
"Il va nous sauver" " "Il a ouvert la brèche, il nous précède, il nous a montré le chemin".
" Désormais chacun pourra suivre ce chemin".
"Tout devient possible"
"Je n'ai jamais vu un espoir se lever comme cette nuit"
Ces phrases sont l'écho d'un enthousiasme mais elles disent aussi à leur manière que l'espérance est peut-être démesurée.
"Il a ouvert la brèche, il nous précède et nous montre le chemin" ...
les chrétiens qui lisent ces lignes ne peuvent que penser au Christ et à sa résurrection car c'est avec les mêmes mots que nous parlons de sa résurrection.
Le chemin est ouvert, il nous précède, tout est possible...
Heureusement Barack Obama est chrétien, il est même protestant.
Ouf !
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Bruno Holcroft
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